Nouveau monde. Comment la présentation du premier iPhone a failli être une catastrophe

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Il y a 13 ans, le 29 juin 2007, sortait le tout premier iPhone. Mais le prototype présenté sur scène par Steve Jobs, en janvier de la même année, ne fonctionnait pas du tout et les choses auraient pu très mal tourner.

Nous sommes le 9 janvier 2007, à San Francisco. Steve Jobs, le PDG d’Apple, dévoile un nouvel appareil "révolutionnaire" qui est à la fois un baladeur, un téléphone et un ordinateur de poche pour aller sur internet : l’iPhone. Dans la salle du Moscone Center, au premier rang, les ingénieurs d’Apple ont le sourire crispé et la sueur au front. En fait, l’iPhone, qui doit sortir cinq mois plus tard, ne fonctionne pas du tout. L’appareil présenté par Steve Jobs est un prototype complètement buggé qui n’arrête pas de faire des siennes.

Un miracle

Par exemple, l’iPhone de démonstration permet de jouer un extrait de musique ou de vidéo, mais est incapable de lire un morceau entier, sinon il plante. Il ne capte pas bien le réseau téléphonique, car l’antenne n’est pas au point, alors les développeurs ont dû tricher et faire en sorte que l'écran affiche tout le temps cinq barres de réseau, même quand il n’y a pas de connexion. Enfin, Il faut effectuer les actions dans un ordre précis, par exemple, envoyer un e-mail puis surfer sur le web mais pas l'inverse. Il a fallu des heures de tests, avant la présentation, pour déterminer l’ordre exact dans lequel Steve Jobs doit effectuer les manipulations. Finalement, tout s’est bien passé pendant la présentation. Il n’y a eu aucun bug.

Apple en retard

Cette histoire, on ne l’a apprise que six ans plus tard, en 2013, grâce à une enquête du New York Times. Comme l’a expliqué après-coup, Tony Fadell, l’ingénieur d’Apple qui a inventé le baladeur iPod, présent lors de la présentation de l’iPhone, c’était "comme la première mission sur la Lune". Apple a fait croire à tout le monde qu’ils étaient les plus forts alors que le jour J, ce n’était pas prêt. Il faut dire qu’à l’époque, la marque à la pomme surfait sur le succès de l’iPod mais n’avait aucune expérience en téléphonie. Les leaders s’appelaient Motorola et Nokia. Les ingénieurs avaient sans doute sous-estimé la tâche. Heureusement pour eux, tout s’est bien passé. Car dans le cas contraire, le tyrannique Steve Jobs n’aurait certainement pas laissé passer…

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