Nouveau monde. Avec l’iPhone 12, Apple prend tranquillement la voie de la 5G

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La marque à la pomme a présenté mardi 13 octobre ses premiers smartphones compatibles avec le réseau 5G, un an après ses concurrents.

Apple, l’inventeur du smartphone moderne, n’était toujours pas passé à la 5G, contrairement à tous ses concurrents sous Androïd. C’est désormais chose faite avec l’iPhone 12, ou plutôt les iPhone 12. Il n'y a pas un mais quatre modèles, tous taillés pour la téléphonie mobile de nouvelle génération : iPhone 12, 12Pro, 12ProMax et un petit modèle, l’iPhone mini (5,4"), présenté comme le plus petit smartphone 5G du monde.

Vue de France, où la 5G est désormais un totem de contestation écolo-anticapitaliste, la présentation 100% vidéo mardi 13 octobre, avait un côté un peu étrange. Notamment lorsque le PDG de l’opérateur américain Verizon, Hans Vestberg, est apparu aux côtés du PDG d’Apple Tim Cook, pour vanter la vitesse de connexion du nouvel iPhone (jusqu’à 4 Gbps). Il faut dire qu’aux États-Unis, la 5G est déjà une réalité dans quelques villes, y compris sur la bande des ondes millimétriques (26 Ghz), qui n’arrivera pas en France avant deux ou trois ans.

Un accueil plutôt timide

Ces annonces ont été accueillies plutôt mollement. L’un des indicateurs, l’action Apple, a même perdu quelques pour cents après la keynote. Du côté des fans de la marque à la pomme, pas d’enthousiasme démesuré non plus. Il faut dire que ces nouveaux iPhone n’ont vraiment rien de révolutionnaire. D’ailleurs, les prix ne changent pas, allant de 800 à 1 600 euros. La seule trouvaille est un chargeur sans fil plutôt astucieux, aimanté, à 65 euros.

Pour des raisons présentées comme environnementales, les iPhone sont désormais vendus sans chargeur, partant du principe qu’on en a déjà plein à la maison, et sans oreillettes, sauf en France où la fourniture d’un kit piéton est obligatoire. Du point de vue économique, ce lancement marque pour Apple le début d’un nouveau cycle. On parle de 350 millions d’iPhone dans le monde susceptibles d’être remplacés, aux États-Unis, en Europe mais aussi et surtout en Asie. Voilà qui explique sans doute le côté "force tranquille" qui se dégage de ces annonces.

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