Nouveau monde. Automobile : Elon Musk peine à révolutionner les batteries

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Le patron de l’entreprise automobile Tesla promet des batteries d’un nouveau genre, plus performantes et plus écologiques.

C’est devant un parterre de spectateurs réunis en plein air sur un parking, chacun dans leur voiture Tesla, qu’Elon Musk a fait son show, mardi soir en Californie. L’événement, baptisé Battery Day, était attendu de longue date.

Alors que l’on s’attend à un boom des véhicules électriques d’ici à 2030, Elon Musk veut de réinventer les batteries qui coûtent cher, sont polluantes à produire et difficiles à recycler. Il annonce donc de nouvelles batteries pour le futur basées sur plusieurs innovations technologiques, comme le remplacement du cobalt par du nickel et du graphite des anodes par du silicium.

Avec ces améliorations techniques, Tesla espère pouvoir diviser par deux le prix des batteries, les fabriquer en interne sans plus dépendre de fournisseurs extérieurs (Panasonic) et et ainsi d’abaisser le prix de vente de ses véhicules électrique de 10 000 dollars. En revanche, pas de révolution en termes d’autonomie ni de durée de vie des batteries. Ce qui fait que ces annonces d’Elon Musk laissent quand même un peu les observateurs sur leur faim.

La batterie, nerf de la guerre de la voiture électrique

La question des batteries est devenue centrale dans la mutation de l’industrie automobile vers l’électrique. Un enjeu industriel. Or, actuellement, le marché de la batterie et l’innovation dans ce domaine est dominé par les pays asiatiques. Selon une étude de l’Office européen des brevets et de l’Agence internationale de l’énergie, le nombre de brevets a explosé ces dernières années mais ces brevets émanent principalement des constructeurs coréens Samsung et LG, et du japonais Panasonic. Les États-Unis et l’Europe sont loin derrière. En Europe, l’Allemagne est en tête mais la France est le deuxième pays le plus innovant.

Côté production de batteries, c’est la mobilisation générale, avec la multiplication d’annonces de nouvelles usines. On parle beaucoup de l’Airbus des batteries, sans doute plus facile à dire qu’à faire. L’Europe espère passer de moins de 1 % de la production mondiale aujourd’hui à 17 % d’ici dix ans.

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