Microsoft a-t-il perdu la bataille de la téléphonie mobile ?

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Le géant américain annonce une nouvelle vague de licenciements dans sa branche téléphonie, synonyme d'un constat d'échec dans ce secteur.

Rappelez-vous, c’était en avril de l’année dernière… Microsoft rachetait Nokia pour 7,2 milliards de dollars. A l’époque, on s’interrogeait pour savoir si c’était l’alliance du siècle ou plutôt le mariage des loosers de la téléphonie mobile. Un an après, les chiffres sont là : malgré ses beaux smartphones Lumia équipés du logiciel Windows Phone, Microsoft reste à la traîne. Après un premier dégraissage de 18.000 emplois l’an dernier, le PDG, Satya Nadella, vient d’annoncer une deuxième vague de licenciements concernant 7.800 personnes, essentiellement dans la téléphonie mobile.

 

Que se passe-t-il ? Où le problème ?

 

Le problème n’est pas seulement de vendre des terminaux mobiles, il est surtout de réussir à imposer un standard. Or, ce n’est pas le cas. L’écosystème Windows Phone de Microsoft reste bon troisième derrière iOS d’Apple et Android de Google. Pour certains observateurs, ce n’est pas une surprise. Il n’y a pas de place pour trois acteurs sur ce marché et une consolidation est inévitable. Pourtant, Windows Phone ne manque pas d’atouts techniques, notamment un ADN commun avec le Windows de votre PC et avec la console de jeu Xbox.

En rachetant la branche terminaux de Nokia, Microsoft a tenté de faire comme Apple c'est-à-dire de proposer à la fois du matériel et du logiciel pour offrir un ensemble cohérent aux consommateurs. Malheureusement, les développeurs ne se bousculent pas pour créer des applications Windows Phone. Résultat : les possesseurs de Lumia restent défavorisés par rapport aux utilisateurs d’iPhone ou d’Android Phone. Par exemple, très peu d’objets connectés sont compatibles avec les smartphones Microsoft.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

 

On est sans doute à un tournant. C’est comme si Microsoft admettait sa défaite sur le mobile. L’Américain pourrait cesser d’offrir une large gamme de mobiles et se concentrer sur quelques produits, comme le fait Apple et comme il le fait déjà lui-même avec la tablette Surface. Il pourrait aussi, comble de l’ironie, s’ouvrir à Android. C’est également ce qu’envisage de faire un certain BlackBerry, confronté aux mêmes difficultés.

Cela dit, Microsoft est déjà sur d’autres projets d’avenir avec, d’abord, la sortie fin juillet de Windows 10 et surtout son masque de réalité augmentée Hololens.

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