Méfiez-vous des faux-amis sur Facebook

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Facebook est a nouveau dans l’œil du cyclone pour des questions de vie privée…

Etonnante expérience à laquelle se sont livré des
chercheurs de l’université canadienne "British Columbia" de Vancouver.
Ces derniers viennent de démontrer qu’il était possible de lancer une
cyber-attaque sur Facebook à l’aide de logiciels robot pour collecter
des informations personnelles.

Comment ? Grâce à un plan diabolique en plusieurs
étapes.

Une centaine de faux profils

Ces chercheurs ont d’abord créé une centaine de faux
profils, de faux utilisateurs de Facebook, avec faux noms et photos. Ils
ont ensuite programmé les fameux robots logiciels pour envoyer des
messages et des demandes d’ajouts à partir de ces faux profils à de
vrais utilisateurs du réseau social.

Résultat : sur 5000 demandes, près d’une sur cinq a
abouti (19%). Autrement dit, près d’1 milliers de membres de Facebook
ont accepté cette demande d’amis provenant de personnes qu’elles ne
connaissaient pas puisque celles-ci n’existaient pas.

Mais le plan machiavélique des chercheurs canadiens ne
s’arrête pas là. Ensuite, les faux robots ont envoyé des demandes aux
amis des amis. Résultat : la pêche a été encore meilleure avec plus
d’une demande sur deux accueillie favorablement.

Des utilisateurs imprudents

Pourquoi cette expérience ?

D’abord pour montrer que Facebook n’a bloqué que 20% des
faux comptes. Ensuite, pour montrer que le maillon faible de la
sécurité sur Facebook ce sont les utilisateurs. Enfin et surtout, à
l’arrivée, l’expérience a permis de collecter une énorme quantité
d’informations plus ou moins privées concernant les membres victimes de
cette farce. Des informations pouvant permettre ensuite, selon les
chercheurs à lancer des campagnes de spam ou de phishing.

Voilà pour cette drôle d’affaire à laquelle Facebook a
réagit en promettant de mettre en place prochainement des systèmes de
protection.

Et aussi... l’affaire des faux profils

Cette histoire vient s’ajouter à une autre qui fait
beaucoup de bruit en ce moment : « l’affaire des faux profils ». Un
étudiant autrichien a découvert que Facebook utiliserait les données de
ses abonnés pour faire des corrélations avec d’autres personnes et
constituer des profils d’internautes qui pourtant de sont pas membres de
Facebook. Des profils fantômes. L’étudiant a porté plainte.

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