Les nouvelles tendances "disruptives" de la Silicon Valley

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La Silicon Valley et toute la région de San Francisco, en Californie, restent le moteur de l'innovation high-tech au niveau mondial. Quelles sont les tendances actuelles ? Quelle place pour les Français ? Nous sommes allés sur place à la découverte des services innovants de 2013.

Big data et services collaboratifs. Voilà les mots-clés
en ce moment dans la Silicon Valley. Le Big data, c'est l'utilisation et
l'exploitation de données massives, par exemple, pour prédire les déplacements
dans une ville et deviner les bouchons. Quant aux services collaboratifs, ils
constituent en quelque sorte le deuxième étage de la fusée des réseaux sociaux.

Des services qui s'appuient sur les réseaux sociaux

Il y a quelques années, on parlait surtout ici de Facebook, Twitter et autre
Linkedin. Aujourd'hui, de nouvelles entreprises inventent des services basées sur
les réseaux sociaux pour faciliter la vie des gens. Par exemple, Lyft, un
service de co-voiturage payant pas très légal mais dont raffolent les jeunes de
San Francisco et qui s'appuie sur les affinités entre les personnes. L'acte 2 des réseaux sociaux, c'est aussi la e-santé et
le quantified self pour surveiller son état physique en temps réel, par exemple
avec les bracelets connectés.

Une région toujours aussi attractive

En 2013, la Silicon Valley exerce toujours autrant d'attraction auprès des innovateurs du monde entier. On vient ici pour
tenter de faire fortune dans la high-tech comme on venait chercher de l'or au
temps du far west. Les start ups poussent toujours comme des champignons. Et
même si l'on observe un recentrage vers la ville, San Francisco, au détriment
de la vallée plus rurale, parceque les start ups d'aujourd'hui reposent sur des
usages typiquement urbains, n'empêche, l'ensemble de la région reste le cœur
palpitant de l'innovation technologique.

Des Français très présents

On compte aujourd'hui environ 60 000 de Français sur 6 millions de Californiens. Un chiffre en augmentation de +5/6% par an, selon le Consulat Général de France à San Francisco. Environ 15000 Français travaillent dans l'industrie high-tech. Par exemple, une quinzaine de Frenchies sont emplyés au
Google X, la laboratoire secret de Google spécialisé dans les projets avancés. On compte 500 entreprises high-tech crées par des Français.

Xavier Niel, star "disruptive"

Ce
que les Américains de Silicon Valley pensent des Français? Ils les trouvent en
général bons ingénieurs, "loyaux" c'est-à-dire pas prêt à changer
d'entreprise pour 20 dollars de salaire en plus, mais pas assez habiles pour
transformer leurs bonnes idées en business sonnant et trébuchant. Le mot à la
mode ici c'est "disruptif", c'est-à-dire toutes les technologies
capables de générer des ruptures, des changements d'habitude forts. Et celui
qui incarne le mieux la disruption à la française pour les Américains
actuellement, c'est Xavier Niel, le patron de Free, qui est ici une véritable
star.

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