La voiture 2.0 française prend la route

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3.000 véhicules communicants vont être déployés sur le territoire. De nombreuses technologies sont actuellement en préparation.

Des voitures bourrées de high-tech capables de communiquer
avec les infrastructures routières. Le Gouvernement l'a annoncé hier : 3.000
véhicules vont être lâchées sur les routes à partir de cette année et d'ici à
2016.

A quoi serviront ces voitures ? A tester la
numérisation de la route sous tous ses aspects. Les véhicules, équipés de
systèmes de communications et d'écrans sur le tableau de bord, pourront
transmettre des informations sur leur position, leur vitesse et signaler
automatiquement des obstacles rencontrés sur la chaussée. L'initiative est
présentée comme le plus grand test de ce genre à l'échelle européenne.

Hier avait lieu à Satory, près de Paris, une présentation de
toutes les initiatives françaises en la matière.

On a pu essayer notamment un prototype de voiture autonome
mise au point par l'INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et
Automatique
). Une voiture sans pilote, sorte de Google car à la française, qui
fonctionne à l'aide d'un simple ordinateur PC sous Windows. Le véhicule est
équipé de caméras et de capteurs qui lui permettent de suivre la route tout
seule. Cela secoue un peu dans les virages et on est encore loin de
l'industrialisation mais ce dispositif coûterait, selon ses promoteurs, bien
moins cher que le système de Google.

Dans le même genre, signalons le minibus sans conducteur.
Là, ce n'est plus un prototype mais un produit fini commercialisé par le constructeur
de voiturettes Berliet. Il s'agit d'un mini-véhicule qui peut transporter une
demi-douzaine de personnes dans des secteurs fermés. Plusieurs exemplaires
sont, par exemple, en circulation au CHU de Clermont. La voiture avance
prudemment à basse vitesse et s'arrête si un piéton traverse.

Autre innovation : le valet de parking automatique. Un
système qui gare les voitures toutes seules dans les parcs de stationnement. Le
véhicule doit être équipé d'un calculateur et de petites caméras sous la carrosserie
qui suivent tout simplement une ligne bleue tracée au sol. Avec ce système, il
suffit de laisser votre voiture à l'entrée du parking et celle-ci va se ranger
toute seule sur une place libre. Le procédé a l'avantage de la simplicité Pas
besoin d'équiper le parking avec des technologies sophistiquées pour que ça
marche.

Enfin, à noter : une application pour smartphones qui
vous dit à quelle vitesse rouler pour avoir tous les feux verts. Ça marche... à
condition que les feux soient équipés d'un système compatible. 

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