La nouvelle bataille du livre électronique

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Amazon, Fnac et consorts... Le marché du livre électronique va-t-il enfin décoller ?

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Le Kindle arrive en France

99 Euros à peine, 35 000 livres disponibles… Le fameux Kindle, le livre électronique d'Amazon, arrive demain en France. L'annonce est de taille quand on sait qu'aux Etats-Unis, Amazon est le poids-lourd du livre électronique et vend désormais plus de livres numériques que de livres papier. Amazon a signé avec la plupart des grands éditeurs français et même des journaux comme Le Monde ou Le Figaro. Malheureusement, c'est le Kindle de base qui est proposé. Pas de trace en France des modèles plus évolués notamment à écran tactile. Un produit vendu uniquement sur le site d'Amazon.fr.

La Fnac réplique avec Kobo

Face à cette annonce-choc, les autres acteurs n'ont plus qu'à réagir. C'est ce qu'a fait la Fnac dès cette semaine en annonçant un nouveau modèle de liseuse électronique pour la fin de l'année. Pour cela, l'agitateur français a passé un partenariat avec le canadien Kobo qui jouit d'un beau succès en Amérique du Nord et qui, en outre, dispose d'un catalogue assez riche d'œuvres en Français. Particularité : Kobo est branché sur les réseaux sociaux en permettant aux lecteurs de partager leurs goûts et leurs commentaires en ligne.

Alexandre Bompard, le patron de la Fnac, est sûr que "ce sera l'un des produits phares de la fin de l'année" (AFP). Il faut quand même rappeler que la Fnac a déjà sorti un livre électronique l'an dernier et que celui-ci n'a pas été un franc succès.

Cruel retard

La France demeure très en retard dans ce domaine pour des raisons à la fois économiques et culturelles. Le livre électronique ne pèse encore que 1% des ventes de livres en France contre 10% aux Etats-Unis. Editeurs et libraires semblent y aller à reculons, tétanisés par la peur du piratage.

Les DRM défavorable aux ventes légales ?

A ce sujet, une étude vient de sortir que les intéressés devraient méditer. Des chercheurs de deux universités américaines, Rice et Duke, affirment que les DRM et les verrous techniques sur la musique, les films ou les livres auraient en réalité un impact négatif sur les ventes. Pourquoi ? Ceux qui veulent pirater y parviennent toujours tandis que les utilisateurs honnêtes font les frais des restrictions, par exemple, en ne pouvant pas réaliser des copies de sauvegarde. A l'inverse, selon cette étude, la levée des verrous serait bonne pour les téléchargements légaux.

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