Ces applis mobiles jugées trop sécurisées

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WhatsApp, FaceTime ou SnapChat risquent-elles d’être interdites dans le cadre de la lutte antiterroriste ?

SnapChat, What’s App, FaceTime et iMessage mais aussi, dans une moindre mesure, Skype, Hang out ou Viber… Toutes ces applications qui servent à communiquer par messages écrits ou à la voix ont un point commun : lorsqu’on les utilise, les échanges sont cryptés. Cela signifie que les communications sont codées et très difficiles à déchiffrer.

Ça, dans le contexte actuel, cela commence à poser problème.

Le Premier ministre britannique David Caremon, a dit hier qu’il n’était pas normal qu’un État ne puisse pas surveiller les communications dans un cadre légal comme cela se fait avec le  téléphone ou le courrier postal.

Pour l’instant, le sujet n’est pas encore d’actualité en France. Mais il pourrait le devenir.

 

Pourquoi ces applications sont-elles autant sécurisées ?

 

Le paradoxe, c’est que ces applications ont été renforcées récemment pour protéger la vie privée des utilisateurs contre les grandes oreilles de la NSA.

Pour WhatsApp, par exemple - qui appartient à Facebook – la protection des données a été mise en place progressivement depuis l’automne dernier. Lorsque l’on envoie un message, celui-ci est chiffré sur le smartphone de l’expéditeur et déchiffré uniquement sur celui du destinataire. La clé de chiffrement est unique et ne quitte pas l’appareil. C’est extrêmement fiable et cela demanderait beaucoup de ressources informatiques pour écouter ces communications.

 

Que peuvent faire les autorités ?

 

Le FBI fait du forcing auprès des entreprises concernées pour pouvoir installer une « backdoor », une porte de derrière, permettant d’y mettre son nez de temps en temps.

En résumé : pas facile de faire le grand écart entre défense de la liberté d’expression façon Charlie Hebdo et contrôle de la vie privée façon NSA…

 

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