Avec 1 milliard d'abonnés, Facebook entame sa deuxième vie

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Maintenant que le cap symbolique du milliard d'utilisateurs est atteint, c'est un peu une nouvelle vie qui commence pour Facebook.

Même s'il était prévisible et attendu, il est forcément
spectaculaire ce joli chiffre : 1 milliard d'utilisateurs. Facebook, c'était 1
million d'utilisateurs en 2004, 100 millions en 2008, 1 milliard en 2012. Une
progression historique pour un service qui n'existait pas il y a 8 ans à peine.
Jamais start up n'aura connu une telle progression en une si courte vie. Jamais
un outil de communication n'aura connu une si forte adoption à l'échelle
planétaire.

Maintenant, que va devenir Fracebook ? C'est la question.

En toute logique, le réseau social peut encore gagner des
utilisateurs puisqu'il touche potentiellement tout le monde. Surtout, il doit maintenant transformer l'essai et devenir
une entreprise rentable. C'est généralement le destin des start up de la Silicon Valley
: une première phase de vie consacrée à la conquête d'audience et une suivante
destinée à la monétisation. 

C'est donc un peu "l'an 2" de Facebook qui
commence. Le deuxième âge, l'âge de raison... et des histoires de sous.

N'étant ni une association charitative ni un service public,
Facebook va tout faire désormais pour transformer son succès d'estime en
espèces sonnantes et trébuchantes. Il a déjà commencé depuis longtemps avec la publicité ciblée
proposée aux annonceurs sous formes de bannières. On a vu apparaître en plus récemment
de nouvelles initiatives qui sont autant de sources potentielles de revenus. Facebook
va obliger les entreprises qui font des offres commerciales sur le réseau
social à acheter de la publicité. La firme veut également faire payer le grand
public. 7 dollars pour mettre en avant un message (l'annonce d'une fête, une
déclaration d'amour... Tout est possible).

Ces initiatives visent aussi à rassurer les investisseurs
après une entrée en bourse désastreuse.

Mais le passage à cette nouvelle vie s'annonce délicat pour
Facebook. Il ne faut pas déplaire aux utilisateurs. On voit mal, notamment,
comment le réseau social pourrait faire l'économie d'améliorations en matière
de respect de la vie privée. La récente affaire du "faux bug" a eu au
moins le mérite de rappeler que l'interface de Facebook est bien trop complexe à
manier pour permettre aux utilisateurs de protéger efficacement leurs données
personnelles.

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