Mon info. N'est pas "restaurant italien" qui veut

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Le gouvernement italien veut que les restaurants italiens du monde entier soient de vrais restaurants italiens. Il vient de mandater une société qui ira certifier qu'il s'agit bien de cuisine italienne.

Comment reconnaître un bon restaurant italien d’un mauvais ? Tout le monde a sa technique : la qualité de la pâte à pizza, la cuisson des pâtes, ou – comme moi – vous testez le tiramisu maison, ou pas, et vous êtes fixés. Le problème, c’est que c’est souvent après avoir mangé que l’on sait si on s’est fait avoir ou pas. Et le souci avec les "pseudo" restaurants italiens, c’est qu’ils font du tort aux vrais, et ça, ça ne plaît pas du tout à l’Italie. Alors le ministère italien de l’Agriculture va sévir. Elle a mandaté une société transalpine, Asacert, pour certifier les restaurants italiens à travers le monde. Et vérifier ainsi la qualité des produits, pour savoir si l’appellation  "restaurant italien" est méritée ou pas.

Une forme de label distribué par le gouvernement italien

Le gouvernement veut faire le tri pour savoir qui est un bon italien, et qui ne l’est pas. Selon le quotidien transalpin Il Sole, 90 000 restaurants s’auto-désignent comme "italiens"  à travers le monde, ce qui correspond à un volume d’affaire de 209 milliards d’euros. L’enjeu est donc énorme. Et le gouvernement italien veut aller vite, la société Asacert va devoir visiter 7 000 commerces par an. Gros rythme. Une façon aussi pour l’Italie de créer un réseau, et d’exporter ses produits, et pas les imitations. Pas bête. Mais à aucun moment le gouvernement italien n’envisage de certifier les restaurants italiens… en Italie ! Comme s’il n’y avait pas de problème. Avant de balayer chez les autres, il faut aussi savoir balayer devant sa porte.     

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