Les meilleures techniques pour réviser son bac

Il ne reste plus qu'un mois avant la première épreuve du bac. Des révisions sans souci requièrent une organisation sans faille : il faut prévoir le travail à venir, gérer son temps, s'entrainer... Les conseils de Sophie de Tarlé, journaliste à L'étudiant et co-auteur de "Coaching bac" (L'étudiant).

Il est encore temps de commencer ses révisions, mais il ne faut pas trainer. Si vous êtes du genre à vous mettre au travail uniquement lorsque la date fatidique
approche, mieux vaut dramatiser un peu les choses pour se mettre
un peu la pression. Vous vous imaginez repiquer la terminale ? Non, alors
au boulot ! Si au contraire vous êtes stressés, attention à ne pas être paralysé par le trac,
soit de se plonger dans le travail à corps perdu au risque de se noyer.

Trop stressé
ou trop détendu, la seule solution est de planifier ses révisions pour les semaines
qui restent. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'un planning affiché devant
son bureau apporte beaucoup de sérénité. Cela permet de savoir d'un seul coup
d'œil ce qui reste à faire. Il faut bien sûr travailler les matières aux plus
gros coefficients et où vous avez le plus de difficulté. Alors que nous avons naturellement
tendance à nous focaliser sur les matières où nous sommes déjà
excellents !  

Il n'y a pas de règle. Certains élèves trouvent que c'est
une perte de temps de faire des fiches lorsqu'on a pris correctement ses cours en note. Pour
d'autres, c'est une étape indispensable. L'avantage de la fiche, du résumé ou du
schéma, est que cela fonctionne comme un plan de rappel. Une date précise, un
fait important, et tout le cours vous reviendra immédiatement en mémoire. Faites
au moins des fiches sur ce que vous avez le plus de mal à apprendre : des
formules, des dates clefs, des schémas, des citations, des définitions, du
vocabulaire.

Pour bien se concentrer chez soi il faut un
bureau bien rangé qui donne envie de travailler. Il est prudent d'enlever tout ce
qui pourrait déranger : ordinateur, portable, magazine... Pour ceux qui
ont du mal à se concentrer, ils peuvent commencer par travailler un quart
d'heure, avec un réveil sur leur table. Puis essayer le lendemain une
demi-heure, etc. Petit à petit, ils apprendront à étudier plusieurs heures
d'affilée. Le fait aussi d'avoir une limite, aide aussi à travailler plus
rapidement. Car le fait de se dire : j'arrête dans une heure et après je
vais jouer au tennis est très motivant et permet d'accélérer le mouvement.  

Le travail à plusieurs peut en aider certains, surtout si vous avez du mal à vous
concentrer. Dans ce cas,  il est bon d'aller travailler en bibliothèque. Le fait d'être à plusieurs
dans un environnement silencieux vous aidera à rester concentré. En bibliothèque,
pas question de répondre au téléphone, d'allumer Facebook ou de rôder autour du
frigo.

"J'apprends mais quand je suis devant ma copie,
j'oublie tout "
. Si vous aussi vous avez cette impression, ce n'est pas
une fatalité. Deux notions clefs sont à connaître pour améliorer sa mémoire. La
répétition d'abord. Mais aussi le fait d'apprendre en plusieurs fois. Rappelez-vous
en primaire, vous deviez apprendre une strophe par semaine. C'est une
excellente méthode car fractionner un cours permet de consolider la
mémorisation à chaque passage. Cela fait une demi-heure que vous essayez
vainement d'apprendre du vocabulaire ? Faites une pause et revenez-y dans une
heure. Puis recommencez le lendemain. C'est très efficace.

La première épreuve sera la philo le 18 juin. "Pas besoin de réviser, en philo tout dépend du
correcteur"
: c'est ce que disent beaucoup d'élèves de terminale, à
tort. Faites au moins un petit résumé sur chaque doctrine clef, qu'il faut apprendre
par cœur. Apprenez aussi des citations mais aussi des exemples tirés de la
peinture, la sculpture en rapport avec les notions étudiées. Lisez des textes
et essayez de les réexpliquer avec vos mots. Ensuite, tirez un sujet des
annales au hasard, et essayez de répondre au sujet. Avant de rédiger, commencez
toujours par écrire au brouillon toutes les idées qui vous viennent à l'esprit.
Ce n'est qu'ensuite que vous pourrez bâtir votre plan.

Du côté des parents, veillez aussi à ce qu'il ne se
couche pas trop tard (22 H30 c'est l'idéal). Ensuite, Les derniers jours, je
conseille aux parents, si vous voulez aider votre enfant, de l'interroger à
l'oral en tirant au sort un sujet par exemple. N'hésitez pas à lui poser des
questions si vous n'avez rien compris. Ne vous gênez pas. Cela l'obligera à
faire un effort pour clarifier sa pensée. En le faisant avec vous, il s'en
souviendra d'autant mieux le jour "J".

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