Les ampoules basses consommation

On nous annonce la fin des ampoules à incandescence depuis plusieurs années, mais cette fois on n’en voit vraiment plus beaucoup dans les magasins. On est tous un peu perdus dans les rayons, toutes les ampoules se disent à économie d’énergie, on ne sait plus quoi acheter, comment peut-on s’y retrouver ? La réponse d'Elisabeth Chesnais de "Que Choisir".

Avant
on n’avait que de l’incandescence et on choisissait en fonction
des Watts, maintenant on a des fluocompactes, des halogènes et des LED, donc trois
catégories, c’est forcément plus compliqué, surtout que la puissance en 
Watts ne renseigne plus sur la luminosité avec ces nouvelles ampoules, il
faut se fier aux Lumens.

Les LED, sont sûrement les ampoules du futur, mais
pour l’instant Que Choisir les déconseille. Concernant les spots,
c’est à cause des risques qu’ils présentent pour la vue, leur LED apparentes
sont mauvaises pour les yeux. Concernant les ampoules LED de forme
classique, c’est pour des raisons de prix, on ne peut pas les rentabiliser
tellement elles sont chères, et c’est aussi parce qu’elles éclairent trop peu,
sauf exception elles peuvent remplacer une ampoule à incandescence de 15 ou 25 Watts, pas plus. C’est très insuffisant pour l’éclairage d’une pièce.

Les halogènes ce sont des versions améliorées de
l’incandescence mais elles consomment toujours beaucoup d’électricité, elles ne
sont pas du tout économes en énergie. Les ampoules les plus économes en énergie
et qui se rentabilisent le mieux, ce ont les fluocompactes. Les halogènes, il
faut donc les réserver à ce que les fluocompactes ne font pas bien, c’est à
dire éclairer en extérieur par temps froid. En plein hiver, par des
températures en dessous de 0, les fluocompactes mettent bien trop de temps çà
s’allumer.

Actuellement, les fluocompactes, ce sont les
ampoules les plus adaptées à un éclairage intérieur. Mais il y a d’énormes
différences de qualité entre les références et c’est un vrai problème. Sur le
temps d’allumage en revanche, nos essais de laboratoire prouvent qu’il y a de
gros écarts. Certaines ampoules s’allument instantanément exactement comme les
halogènes et les incandescences, d’autres ont besoin de 30 secondes pour
éclairer vraiment, quand on est dans l’obscurité, ça paraît éternel. Et puis il
y a aussi la question des lieux de passage qu’on allume très souvent mais à
chaque fois pour de très courtes durées, quelques minutes seulement ; là
encore, il y a des fluocompactes très adaptées, elles pourront tenir de
longues années, peut-être 20 ans, et d’autres qui ne supportent pas ces allumages
répétitifs, elles vont lâcher trop vite.

Il ne
faut surtout pas faire confiance aux 6.000 ou 10.000 heures promises. Les tests de Que Choisir prouvent que beaucoup d’ampoules ne tiennent pas le coup. C’est même
assez catastrophique, sur les 29 modèles de fluocompactes que testés, il n’y a que 10 modèles qui ont  réussi nos essais de durée de
vie sur 5.000 heures. La qualité des ampoules se dégrade ; les
fabricants sont en pleine dérive, ils ne contrôlent plus assez leurs processus
de fabrication.

 

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