La dépendance amoureuse n'est pas une fatalité

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Un peu partout, on peut lire des articles ou des livres qui nous parlent de la dépendance amoureuse. Cet attachement extrême serait néfaste et déséquilibré.

Le couple n’a jamais été aussi montré comme une valeur-refuge, un idéal à atteindre, censé nous combler, au même titre que les enfants. L’individu, l’indépendance, l’autonomie, sont montés en épingle : on ne pourrait bien vivre ensemble qu’en sachant parfaitement vivre seul, en étant capable de se suffire à soi-même.

Rien de tout cela : les deux visions sont aussi irréalistes et dirigées vers un désir de superpouvoir l’une que l’autre. Notre psychisme fonctionne de manière un peu plus complexe que cela, et il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir.

Le couple, le célibat, la quête absessionelle de l'autre... C'est le thème développé dans le film Tout pour plaire ...

 

 

 

 

Plus besoin d'être en couple pour être parent

L’amour, par essence, ne se commande pas, ne se décide pas. Il est du domaine de l’inconscient. Dorénavant, plus rien ne justifie la vie à deux : nous pouvons avoir des enfants seul ou presque, nous n’avons plus besoin d’alliances pour maintenir un capital, une entreprise ou un nom, nous nous sommes affranchis du pouvoir de la religion.

Un mari à tout prix

Malgré tout il nous reste la vie à deux, dont nous attendons tout : l’épanouissement, l’harmonie. Alors, de peur d’être seul, de rester sur le bord du chemin, pour nous conformer à ces nouvelles normes et ces nouvelles attentes, nous sommes prêts à beaucoup de choses. Et entre autres, à nous accrocher à une relation qui ne nous permet pas, justement, d’être épanouis.

Origines de la dépendance amoureuse

Enfant, notre lien avec nos parents, notre mère en particulier, était vital. C’est ce lien qui nous permet de nous construire psychiquement. Lorsqu’on est équilibré et épanoui, tout va bien. Le phénomène d’attachement à son partenaire peut se nouer tranquillement.

Si ce lien nous a manqué enfant, ou s’il était peu rassurant, alors nous avons tendance à chercher à le remplacer à l’âge adulte par le lien amoureux. Si vous ajoutez à cela cette  pression sociale, ce cliché sur les relations amoureuses, idéal à atteindre, but suprême de l’existence, alors les éléments sont réunis pour provoquer un phénomène de dépendance amoureuse.

Les conséquences

Les personnes dépendantes risquent de se sentir excessivement mal lorsque l’autre n’est pas là. Elles aspirent à la fusion, recherchent sans cesse des marques d’amour, bref, n’arrivent plus à exister que dans le regard de l’autre, et sont dans l’incapacité de s’appuyer sur elles- mêmes. Elles deviennent obsédées par la reconnaissance de l’autre en toute occasion. Lorsque ce regard vient à manquer cela peut aller jusqu’à la dépression, aux tentatives de suicide dans les cas pathologiques.

A l’inverse, lorsque nos parents ne nous ont pas suffisamment aimés, soutenus, l'estime de nous-même en est dégradée : tout enfant qui ne se sent pas valorisé, épaulé par ses parents en cherche la raison en lui-même. Ce sentiment, ce manque d’assise nous poursuit à l’âge adulte... Entraînant un manque de confiance chronique.

Des solutions...

Pour combattre la dépendance il faut s’occuper de soi, et non plus en permanence de l’autre. Cela revient à regarder en face ce qui ne va pas. Si la situation vécue est trop douloureuse, trouver de l’aide est indispensable, que ce soit par une thérapie en face à face ou en groupe.

Ce qui est sûr, c’est que c’est en comprenant les raisons pour lesquelles vivre en couple est douloureux, alors que cela devrait être épanouissant ou bien en comprenant pourquoi l’on ne peut se supporter seul, que l’on se sort de la dépendance amoureuse. 

 

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