Expulsions des locataires : une longue procédure avant l’irréparable

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La trêve hivernale des expulsions vient de commencer mardi dernier, le 1er novembre, pour se terminer le 15 mars prochain à minuit. Les expulsions ne peuvent donc plus avoir lieu depuis ce qui accorde un répit aux locataires. Car une expulsion, c’est toujours un lot de drames et de victimes qui se retrouvent parfois « à la rue ». Comment en arrive-t-on à une telle situation et combien de personnes cela concerne-t-il ?

On compte chaque année un peu plus de environ 100.000 décisions
d’expulsion, mais, dans la majorité des cas, les locataires devancent la
venue de l’huissier et quittent le logement avant l’intervention de la
force publique.

Plus de 10.000 expulsions interviennent tout de même, avec le concours de la force publique, un chiffre qui a plus que doublé en vingt ans .
La tendance ne devrait malheureusement pas s’améliorer, compte tenu de
la situation économique. C’est dans le parc privé qu’il y a le plus
d’expulsion, les bailleurs sociaux s’efforçant de conserver leurs
locataires. De plus, les bailleurs privés réagissent plus rapidement, en
cas d’impayés de loyer, pour entamer la procédure, contrairement aux
bailleurs sociaux qui cherchent par tout moyen à régulariser la
situation de leur locataire.

 

Le Secrétariat d’Etat au logement et l’ANIL ont mis en place un numéro de téléphone unique et gratuit, le 0805 160 075 pour aider et conseiller les locataires et bailleurs qui rencontrent des problèmes d’impayés.

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