Vikash Dhorasoo : "J'aime le foot même si c'était parfois dur"

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Vikash Dhorasoo est l'invité de Jean-Mathieu Pernin dans la "Mise à jour" du jeudi 14 mai. Il y présente "Comme ses pieds", une autobiographie dans laquelle il revient sur son parcours qui l'a mené jusqu'en finale de Coupe du monde. 

Vikash Dhorasoo aime le football, malgré les compromis qu'il a dû faire pour réaliser son rêve. Dans Comme ses pieds, il raconte le mode de vie qu'il a dû adopter pour se faire une place dans le haut niveau, où "la bonne hygiène de vie" prime pour "être prêt à répondre à la pression populaire et médiatique".

"J’ai dû faire des choix pour devenir footballeur"

L'ancien milieu de terrain explique les sacrifices qu’il a dû faire pour avoir la chance de jouer au football : "J’ai commencé à me blesser dès l’âge de 12 ans, mais je me devais de revenir chaque jour à l’entraînement, contrairement à mes copains qui voulait arrêter, frustré d’être sur le banc de touche ou de ne pas jouer."

La notion de douleur, récurrente dans l’autobiographie de Vikash Dhorasoo, illustre les difficultés qu’il a rencontré durant sa carrière et en particulier sa formation : "Je ne déteste pas le football malgré tout, au contraire, mais il y avait des moments où c’était dur", admet-il. "Ma passion est devenue mon métier. Je jouais aussi pour nourrir ma famille et parce que j’aimais cette douleur. J’aimais ce rapport à mon corps, à tel point qu'un jour j’ai dit à un médecin ‘Docteur, j’ai mal nul part, je m’inquiète !’" 

"J'étais un spécialiste de la simulation"

L'ex-joueur du PSG reconnaît dans son livre avoir "été un spécialiste de la simulation, pas forcément pour tricher" mais "pour anticiper le tacle et la faute". Il souligne que dans le football, le ballon n'appartient à personne et que les contacts font partie intégrante de ce sport : "Quand Lionel Messi a le ballon dans les pieds, j'ai le droit de lui piquer la balle, bien qu'il soit le meilleur joueur au monde. Nous devons contrôler le ballon qui est au sol. Il peut m'arriver parfois de perdre le contrôle du ballon et de simuler car j'anticipe un tacle. Parfois c'était de la triche, parfois cela ne l'était pas."

Mais Vikash Dhorasoo tient à rappeler que les joueurs de football "ne sont pas des vicieux ou des méchants", même s'il reconnaît avoir "déjà avoir triché", conclut-il, amusé.

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