Raymond Depardon : "Se rendre au Japon, c'est faire un voyage dans le temps"

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Raymond Depardon est l'invité de Jean-Mathieu Pernin mercredi. Le photographe et documentariste publie "Japon Express", un album retraçant ses deux courts séjours dans les villes de Tokyo et Kyoto, deux métropoles d'un pays fascinant à photographier pour son auteur.

Le photographe et documentariste Raymond Depardon sort Japon Express, un album né de deux voyages au Japon en 2016 et 2017 à Tokyo et Kyoto. Celui pour qui "le voyage au Japon est toujours une expérience" s’est rendu neuf fois au pays du soleil levant.

"Le voyage au Japon est toujours une expérience" 

Mais pourquoi la visite de ce pays constitue-elle une expérience différente des autres ? "C’est le pays au monde que je considère comme vraiment différent, on dirait la planète Mars. Les États-Unis et l’Europe sont comparables à bien des égards, mais une fois au Japon vous arrivez dans autre chose. Vous arrivez dans un autre monde, en avance sur nous, c’est comme faire un voyage dans le temps, en 2050", décrit Raymond Depardon.

Le photographe relève le fait que le Japon est aujourd’hui l’une des destinations les plus plébiscitées par les jeunes, à l’image du voyage en Amérique des années 1970-1980.
"Pour les photographes de ma génération, le Japon était un pays mystique, sacré." "Je me suis aperçu, au fil de mes voyages au Japon, que ce dernier pouvait être très facilement photographié", poursuit-il.
Raymond Depardon a décidé de se concentrer sur l’urbain, lui qui disait de ses parents qu’ils n’étaient pas agriculteurs mais "cultivateurs".

"Ailleurs, les gens vous mettent mal à l'aise quand vous les photographiez"

L’urbain japonais "est peut-être le plus facile à photographier" selon l'auteur de Japon Express. "Il s’avère que les Japonais ne réagissent pas lorsque l'on prend des photos d'eux ou de ce qui les entoure." Une réaction bienvenue pour le réalisateur qui constate qu'ailleurs, comme dans le bassin méditerranéen ou en Afrique, "les gens vous regardent, vous mitraillent des yeux et vous mettent mal à l’aise lorsque vous les prenez en photo".

Raymond Depardon souligne en outre la bienveillance des Nippons, lesquels sont immédiatement venus en aide à l'ingénieure du son Claudine Nougaret, également sa femme, en appelant le chef de gare à la suite d’une glissade : "Ils voient que vous êtes occidental, ils sont prêts à vous aider."

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