Mustapha El Atrassi : "Le Graal du stand-up est de discuter avec le public comme on parlerait à un ami"

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L'animateur et humoriste Mustapha El Atrassi est l'invité de la "Mise à jour" de Jean-Mathieu Pernin à l'occasion de son nouveau spectacle "Lecture Acte II" qu'il joue au Point Virgule, une salle où il se sent "comme à la maison."

C'est un Mustapha El Atrassi en toute décontraction qui se produit à partir du 22 juin au Point Virgule. Dans son nouveau spectacle Lecture Acte II, l'humoriste reprend les codes du précédent : confortablement assis, Mustapha El Atrassi s'adresse à son public un verre de thé à la menthe à la main, "comme à la maison."

Un stand-up... assis

Mustapha El Atrassi voit en cette façon de se produire une manière de se démarquer de ce qui se fait dans le monde du stand-up. "Cela s'est fait naturellement", explique-t-il. "Je suis finalement le seul humoriste qui fait du stand-up en étant assis", fait remarquer Mustapha El Atrassi. "Le stand-up est très compliqué et le Graal de cet art est de discuter avec le public comme on parlerait avec un ami en terrasse, par exemple. Il faut atteindre ce niveau de décontraction ultime."

Pour cela, l'humoriste décide donc de faire rire son public assis, loin d'un stand-up où l'on ponctue sa narration par de grands gestes. Il part également du principe qu'il n'est pas nécessaire "de sautiller partout si l'on a des choses assez drôles à raconter."

"Je me suis affranchi de toute production"

Mustapha El Atrassi doit ce déclic grâce à un ami qui lui fait remarquer qu'il devrait s'adresser au public comme il le fait avec lui : "Je commence à parler comme je le fais au quotidien à partir du moment où j'essaie d'atteindre ce naturel. J'ai une culture et des origines dont je parle sur scène. Je ne me suis pas recentré sur une communauté. Je suis encore plus devenu moi-même."

"J'étais moins moi-même [car] j'avais un producteur à l'époque", nuance-t-il. "Je devais donc ne pas être trop segmentant. On ne m'a pas 'emprisonné' mais je ressentais cette responsabilité de vendre plein de billets en faisant plaisir à beaucoup de monde. Ce n'est plus du tout ce que je veux faire aujourd'hui."

Dans une interview à Télérama, Mustapha El Atrassi disait considérer Second degré comme son premier vrai spectacle. "Je me suis affranchi de toute production et je suis devenu indépendant à partir de ce spectacle", quitte à aménager lui-même les petites salles dans lesquelles il lui arrive de se produire désormais.

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