Micro européen. L’Europe et le marché international de l’art : un marché évolutif

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Parmi les records de vente annoncés régulièrement par les salles de ventes, qui se chiffrent en millions d’euros ou de dollars, un nouveau marché de l’art est en train de poindre, conséquence de deux facteurs indépendants l’un de l’autre, Internet et le Covid-19.  

Si le marché de l'art est aujourd’hui planétaire, le centre névralgique reste l’Europe, de par son patrimoine artistique, par ses marchands d’art historiques, et sa situation géographique qui en fait le plus souvent un passage obligé, croisement de routes internationales.   

Un monde méconnu aux arcanes hermétiques  

Le marché de l’art est encore bien mystérieux, tant par l’évaluation des œuvres d’art, par l’expertise, que par la définition d’une valeur. Mais au-delà, le maniement même d’une œuvre d’art comporte de nombreuses branches professionnelles qui sont destinées soit à la fabrication de caisses de transport, un secteur spécialisé de transport aérien ou maritime, transport terrestre, puis le secteur des assurances de l’art - niche bien discrète - tout ceci pour aboutir soit dans des galeries privées, soit dans des musées.

D’ailleurs le droit de l’art et le droit du marché de l’art sont deux espaces spécifiques accompagnés de polices de l’art, et bien évidemment, un encadrement européen ou national concernant les fiscalités inhérentes aux œuvres.   

Une société discrète   

On ne peut dire que le monde de l’art soit un fervent partisan de la publicité. Marchands d’art, collectionneurs privés, galeries, experts, commissaires-priseurs et salles de vente, peu sont enclin à faire parler d’eux, ou d’elles, si ce n’est quand une vente bat des records de prix comme ce fut le cas dernièrement à New York lors de la vente d’un tableau de Picasso, estimé à 55 millions de dollars et vendu 103 millions. Concernant la discrétion, il en est de même du monde des musées, entre acheteurs, vendeurs, conservateurs, musées privés ou musées d’état.

Mais comme nous l’a expliqué Gilles Dyan, directeur d’ "Opera Gallery Group" à Paris, un nouveau secteur du monde de l’art s’ouvre sur internet, avec une ouverture pour des acheteurs lambda, ni milliardaires, ni experts, mais amoureux d’art :  une forme de démocratisation du marché de l’art.   

Le "blockchain"   

Si déjà on peut suivre la "vie" d’une œuvre sur internet, ou encore en acquérir par les cryptomonnaies, aujourd’hui le "blockchain" est une ouverture que l’on ne pouvait imaginer, il y a encore peu de temps. Mais la pandémie a bouleversé aussi ce secteur, ou pour certaines galeries, la période fut et reste très difficile.

Le blockchain est donc une nouveauté, à savoir la possibilité d’acquérir une œuvre d’un artiste célèbre, dans la mesure de ses propres moyens financiers. Soit aujourd’hui, la vente d’une œuvre dont le prix peut s’évaluer à plusieurs millions d’euros, une vente, ou chacun, chacune, peut acquérir une partie du tableau par des investissements personnels de plusieurs centaines d’euros, soit des parts de 100 euros par exemple, achat donc d’une ou de plusieurs parts. Ainsi ce sont des centaines, voire un millier de "propriétaires" qui vont se partager l’œuvre. Cette dernière se trouvant soit dans un musée, une fondation, les acheteurs, eux, recevant le certificat d’achat et la photo de l’œuvre en haute définition.

Dans ce secteur aussi, les choses changent, une tendance aussi à une plus grande ouverture au public par l’acquisition. Quant aux amateurs, ils ont la possibilité d’admirer un grand nombre d'oeuvres de Pierre Soulages chez Gilles Dyan, Opera Gallery, 62 rue du Faubourg St Honoré à Paris, ou sur internet.

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