Micro européen. La semaine européenne d'Emmanuel Macron

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Mardi 17 avril au Parlement européen, mercredi 18 à Épinal où il a lancé les consultations citoyennes pour l'Europe, et jeudi  20 avril à Berlin, pour une rencontre avec Mme Merkel, ces derniers jours, le président français a remis l'Europe sur la table.

Cette semaine dans une tournée entre le Parlement européen, Épinal et Berlin, le président français a remis l'Europe sur le devant la scène politique. Mais pourra-t-il réformer l'Europe dans le sens qu'il souhaite ? La question est posée et commentée par Pierre Briançon, de Politico Europe, et Georg Blume, correspondant de l'hebdomadaire allemand Die Zeit.

Les trois heures passées au Parlement européen à Strasbourg ont été marquées par un discours devant les eurodéputés, puis un débat avec eux. Était-il aussi ambitieux qu'à La Sorbonne en septembre dernier ?

Le discours à Strasbourg "pas aussi ambitieux" que celui de la Sorbonne

Pas vraiment explique Pierre Briançon, "le discours de la Sorbonne était une vision, des idées et des grands projets" avant que Mme Merkel ne constitue son nouveau gouvernement. Maintenant c'est un autre temps et Emmanuel Macron est plus dans "la réalité". En février, le Parlement européen a rejeté son idée de listes transnationales pour les élections de 2019. L'idée était de faire des listes paneuropéennes pour 27 des sièges du Parlement européen. La CDU allemande rejette ses propositions sur la mise en place d'un parlement et d'un budget de la zone euro.

Les idées du président Macron "ne marchent pas en ce moment"

Mais "elles ne sont pas abandonnées," souligne Georg Blume. Pourtant, il faudrait les faire connaître aux Allemands, car avec les difficultés de Mme Merkel de constituer un nouveau gouvernement, "le message de Macron n'est pas arrivé".

S'il y a bien des oppositions en Allemagne sur la réforme de l'Europe vue par le président français, tout n'est pas "monolithique". Le SPD, les Verts et certains économistes allemands sont ouverts à ses idées. Depuis les législatives de septembre, la chancelière est affaiblie dans son pouvoir et peut être prisonnière des partis avec qui elle gouverne (CDU et CSU ). De plus, il manque un volontarisme européen en Allemagne, mais Emmanuel Macron  ne renoncera pas.

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