Micro européen. Autriche et Italie : deux scrutins déterminants

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Dimanche, les électeurs autrichiens devront choisir leur président de la République entre Alexander van der Bellen, ex-parti des Verts et Norbert Hofer, candidat de la droite populiste. Le même jour, les italiens seront appelés à dire Oui ou Non à la réforme constitutionnelle proposée par Matteo Renzi. 

En cas de réponse négative, le chef du gouvernement italien pourrait quitter son poste. Selon Alberto TOSCANO, correspondant de la radio italienne Radicale, les derniers sondages publiés donnaient une avance au Non. En Autriche, il n'y a plus de publication de sondages, mais depuis plusieurs semaines les deux candidats étaient au coude-à-coude. Danny LEDER, correspondant du journal autrichien Kurier nous dresse un portrait des deux candidats.

Alexander van der Bellen ou Norbert Hofer ?

Universitaire, Alexander van der Bellen est issu du Parti des Verts. Il a connu un sursaut dans la campagne au moment du vote sur le Brexit, car les Autrichiens exportent beaucoup vers le reste de l'Union européenne et y sont favorables. C'est la raison pour laquelle son adversaire Norbert Hofer a dû expliquer aux électeurs qu'il ne souhaitait pas une sortie de l'Autriche de l'UE. Le FPÖ, le parti de Norbert Hofer a évolué sur la question de l'antisémitisme, son discours est plutôt axé sur l'anti-islamisme et on le considère comme un parti populiste. Le vote de dimanche sera le 3e tour de l'élection présidentielle : en mai dernier, le deuxième tour avait donné 30.000 voix d'avance à Alexander van der Bellen mais il avait dû être annulé pour des raisons d'irrégularités. Le dépouillement des votes par correspondance, nombreux dans le pays, avait commencé avant l'heure de fermeture des bureaux de vote, ce qui a entraîné l'invalidation du scrutin par la justice autrichienne.

En Italie, la réforme proposée par Matteo Renzi porte sur le Sénat et les provinces

Sénat dont les pouvoirs et le nombre d'élus seraient diminués. Il propose aussi la disparition des provinces (équivalent de nos départements). Mais ce vote risque de se transformer en vote de rejet à son égard. Le camp du Non est "hétéroclite" et part de l'extrême-gauche au mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, du camp Berlusconi à la Ligue du Nord, plus les frondeurs du parti de Matteo Renzi. Autant de partis qui seraient incapables de gouverner ensemble et de prendre la relève. Si le Non avait une courte avance, Matteo Renzi pourrait cependant rester en poste.

Ces deux scrutins illustrent en tout cas la poussée des partis populistes à travers l'Europe.