la Hongrie pointée du doigt par l'UE

Le gouvernement de Viktor Orban est menacé de sanctions économiques par ses 26 partenaires de l'UE et la Commission européenne lui demande de réformer trois points de la Constitution hongroise, entrée en vigueur au début de l'année. M. Orban va-t-il vraiment réviser le texte comme il l'a promis à Bruxelles ? Commentaires de Mihaly ROZSA, correspondant à Paris du journal hongrois "Népszabadsag" et de Jean-Noël CUENOD, de "La Tribune de Genève" et de "24 Heures à Lausanne".

Il devrait faire des concessions techniques sur l'indépendance de la Banque centrale hongroise mais sans remettre en cause la nouvelle Constitution (ou loi Fondamentale en Hongrie) qui porte sa marque d'un changement de société.

Finalement, l'Union européenne réagit peu à ce nouveau régime autoritaire et Viktor Orban est soutenu par une majorité de hongrois à qui il adresse des discours populistes. Donc il apportera quelques modifications et continuera dans sa voie.

Quelle différence avec le traitement réservé par l'UE à l'Autriche, lorsqu'en 2000 des membres du parti de Haider (FPÖ) étaient entrés au gouvernement ; l'Autriche avait alors été placée sous surveillance par ses 14 partenaires européens.