Grèce : coup de froid sur les premiers contacts européens

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Les visites d'Alexis Tsipras et de son ministre des Finances dans les capitales n'ont pas convaincu les dirigeants européens, notamment en Allemagne où l'entretien entre Wolfgang Schaüble et Yanis Varoufakis a tourné au désaccord. Retour sur la semaine avec Stefan SIMONS de "Spiegel Online" et Ana NAVARRO PEDRO du journal portugais "Visao".

 Quand on regarde le bilan de cette semaine de Rome à Bruxelles, de Paris à Berlin, les nouveaux dirigeants grecs ont été bien accueillis mais il n'y a pas eu d'engagements de la part des partenaires européens. A Francfort, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de couper la source habituelle de financement des banques grecques pour une autre forme de financement, ce qui n'a pas aidé le ministre grec des Finances. A Paris, François Hollande a rappelé à M. Tsipras qu'il fallait tenir ses engagements.

Mais à propos des financements, une question se pose : la BCE n'a-t-elle pas pris une décision politique et était-ce bien son droit ? Elle n'a pas demandé l'avis des représentants de la zone euro. Le moment est plutôt de réfléchir à ce qui doit être payé par la Grèce et jusqu'où il faut des politiques d'austérité. Les dirigeants grecs parlent de "chantage" aussi il vaut mieux éviter le bras de fer. D'ailleurs, comment peuvent-ils prendre la proposition de Berlin de mettre à leur disposition 500 experts fiscaux pour les aider dans leurs ministères ? Cela risque d'être interprété comme une occupation !

Après la tournée européenne des responsables grecs, la zone euro attend des demandes et propositions de la Grèce : ce sera le 11 février dans une réunion extraordinaire des 19 ministres des Finances et le lendemain, il sera aussi question des besoins financiers de la Grèce au Sommet européen de Bruxelles.

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