Mémoire d’info. Bernard Menez, candidats aux législatives en 2002 et 2007 : “Je ne pouvais pas rester les bras croisés”

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Pour ses 30 ans, franceinfo a demandé à des personnalités de la culture et des médias de raconter l'info qui les a marquées ces trente dernières années. Le comédien, Bernard Menez, se souvient de ses deux campagne électorales, aux législatives 2002 et 2007.

Comédien de théâtre et de cinéma, réalisateur et chanteur, Bernard Menez, vient de publier une autobiographie : Et encore... je ne vous dis pas tout ! (Archipel) et joue cet été, au festival d’Avignon, dans L'Etrange destin de M. et Mme Wallace. En 2002 et en 2007, il s’est essayé à la politique, ce qu’il raconte à Guy Birenbaum.

"En 2002, je me suis présenté pour la première fois aux élections législatives sans étiquette, indépendant, un peu contre le clivage gauche-droite pour dire qu’il peut y avoir de bonnes idées à gauche et de bonnes idées à droite et qu’on n’est pas obligé de les balancer à la poubelle à chaque fois qu’on est de l’autre bord." Mais ne lui parlez pas d’En Marche !  : "Je ne serais peut-être pas très macroniste".

Une campagne face à Édouard Balladur

Dans sa circonscription, dans le XVe arrondissement de Paris, Bernard Menez se retrouve face à Édouard Balladur, "dans un fauteuil, porté par le RPR" ; à Anne Hidalgo "qui n’a jamais été dans un fauteuil puisqu’elle a toujours été battue avec le PS" ; au FN "qui en 2002 avait fait une percée", Il termine quatrième. Il se souvient surtout, de "l’écart entre la rue et les urnes" : "Quand je donnais mes tracts et que je posais mes affiches, tout cela à mes frais bien entendu, quand je discutais avec les gens dans la rue, j’avais vraiment l’impression d’être entendu."

Il se présente aux élections européennes en 2004 et, de nouveau, aux législatives en 2007 où il est, de nouveau battu. "Cette fois-ci, j’ai été d’autant plus déçu, dit-il. Par exemple, on avait le Kinopanorama à La Motte-Picquet Grenelle et j’apprends qu’il va être démoli et qu’il est vendu. Je m’aperçois que quand je dis aux gens dans la rue : 'Il va être démoli. La Ville ne bouge pas, le département ne bouge pas, l’arrondissement ne bouge pas', ils me disaient : 'Vous dites ça pour vous faire élire'."

"Depuis toujours, je suis préoccupé"

Malgré sa carrière, Bernard Menez a toujours eu envie de faire de la politique. "Depuis toujours, je suis préoccupé, explique-t-il. Je viens d’un milieu extrêmement modeste. Les politiciens devraient s’occuper normalement des gens les plus modestes. Or, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres n’arrête pas d’augmenter depuis le général de Gaulle, sans arrêt, et ils ne font rien ! C’est insupportable et je ne pouvais pas rester les bras croisés."