Ma vie d'après. Le plastique

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Ces petits riens, ces petits touts, la preuve que rien ne sera plus comme avant, que le "monde d'après" est déjà là. Mardi, Nelia Latrous est le plastique.

Pour un centenaire, je me porte comme un charme ! Je suis... le plastique. Chaque seconde, onze tonnes produites dans le monde. Le chiffre est impressionnant. Et peu de chances que le rythme ralentisse dans un futur proche, même s’il y a quelques mois encore on ne donnait pas cher de ma peau. La crise sanitaire est passée par là, et les besoins en plastique ont explosé. Regardez autour de vous : les couverts jetables dans la restauration, ces parois de protection en plexiglas dans les lieux qui accueillent du public. Et que dire des masques respiratoires. Sur les fameux FFP2, tout est en plastique ou presque. A l’exception de la barrette que l’on ajuste sur le nez, et des élastiques que l’on met autour des oreilles, tout est en polypropylène.

10% seulement du plastique mondial est recyclé

Alors, est-ce si grave ? Les associations écologistes pointent le risque environnemental car depuis les années 1950, le monde n’a recyclé que 10% des plastiques commercialisés. Candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron promettait 100% de plastiques recyclés d’ici 2025 en France. On en est loin. Mais les plus optimistes voient dans le boom de la consommation une opportunité unique d’accélérer la recherche sur les nouveaux matériaux. Des plastiques plus verts, plus écolos, plus facilement biodégradables… Mais le coût est l'enjeu central. Alors en attendant que ces nouveaux matériaux envahissent le marché, les États ont flairé le filon pour les finances publiques. L’Espagne a déjà voté début juin une taxe sur l’importation des plastiques. Elle en espère 724 millions d'euros par an. En tant de crise, il n'y a pas de petit profit.

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