Ma vie d'après. La vente en vrac

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Ces petits riens, ces petits touts, la preuve que rien ne sera plus comme avant, que le "monde d'après" est déjà là. Mardi, Neila n'aime pas les emballages et est donc la vente en vrac.

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Je suis la vente en vrac, je me fraye un chemin dans le panier moyen du Français : + 40% de croissance l'an dernier. Et cela ne peut qu’augmenter puisque d’un côté, la loi contre le gaspillage promulguée en février autorise tout consommateur à demander à être servi dans un contenant apporté par ses soins et que de l’autre, la Convention citoyenne propose d’aller beaucoup plus loin en imposant notamment aux grandes et moyennes surfaces de consacrer 25% de leurs rayons à la vente en vrac d’ici 2023, c’est dans trois ans, autant dire demain.


Objectif numéro un : réduire notre consommation d’emballages, donc notre production de déchets. La transition est déjà engagée explique Dominique Schelcher, PDG de Système U : "On travaille aujourd'hui ardemment sur tout ce qui est emballage et réduction de l'empreinte carbone, de ce que mettons sur le marché. Les propositions de la Convention citoyenne, globalement, ça va évidemment dans le bon sens. Après, tout est une question de rythme et de calendrier de mise en place." La question du calendrier, d’autant que sur la problématique spécifique du vrac, tout reste à faire ou presque d’un point de vue réglementaire.

Gamme très étendue dans l'alimentaire

La définition juridique du "vrac" n'existe que depuis six mois, avec cette loi contre le gaspillage. Ce que rappelle Célia Rennesson, cofondatrice de l’association Réseau Vrac, qui fédère les acteurs du secteur : "Le vrac c'est la vente de produits présentés non préemballés en libre service en quantité choisie. Tous les produits doivent être vendus en vrac, sauf pour des raisons de santé publique. Celle liste là est en train d'être rédigée et elle va sortir via un décret courant octobre." Octobre, la liste des produits qui échappent à la vente en vrac. En attendant, la palette de ce que l’on peut acheter dès aujourd’hui, dans son propre contenant, reste large notamment dans le non-alimentaire : produits de beauté, gel douche, crèmes pour le visages, lessives… et même du gel hydroalcoolique dans certaines pharmacies.

Dans l’alimentaire évidemment, la gamme est beaucoup plus importante. La France fait partie des pays les plus développés en la matière, et il y a une raison à cela explique Célia Rennesson : "On a un terreau fertile en France du commerce de bouche que l'on a jamais perdu. On est certes en service assisté chez le boucher, chez le crémier, chez le poissonnier, etc. mais donc de la quantité à la demande." Acheter à la demande, c'est plus économique, parce qu'on ne consomme que ce dont on a besoin, et qu'on élimine les coûts reliés au packaging.

La Convention citoyenne espère aussi que l’augmentation des volumes se traduise par des économies d’échelles et donc des prix encore plus attractif. L'ambition étant clairement de réconcilier écologie et pouvoir d'achat aux yeux des Français.

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