Olivia Cattan : "Mon pavé 2018 est pour une prise en charge et un meilleur diagnostic de l'autisme"

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Un diagnostic précoce, le remboursement des soins, une meilleure scolarisation des enfants autistes.. Olivia Cattan lutte pour la prise en charge de l'autisme. 

Olivia Cattan est journaliste, écrivaine et présidente de l’association SOS Autisme. Son pavé 2018, elle le lance à Brigitte Macron pour rendre compte du quotidien des personnes autistes et de leur famille. Elle met en lumière le parcours compliqué que traversent les familles, et notamment les mères, dans le diagnostic et la prise en charge de la maladie. En mars 2018, elle publie Autiste… et alors ! aux éditions Max Milo.  

Olivier de Lagarde : Pour améliorer les choses, comment fait-on ?  

Olivia Cattan : Je pense que ça passe d’abord par la formation des médecins, ça c’est la première chose. Si les médecins étaient formés, il y aurait un diagnostic précoce.  

Les médecins ne sont pas formés ?  

Non, c’est pour ça que j’ai fait ce livre Autiste… et alors ! où j’ai interrogé des médecins, des grands médecins, des gens qui travaillent dans des horizons assez différents et qui m’ont tous dit la même chose : aujourd’hui on est incapable de s’occuper d’un enfant autiste en tant que médecin.  

Et puis il y a des questions financières évidemment ?  

Oui, il y a des questions de remboursement. Aujourd’hui la haute autorité de santé à donné des recommandations pour aider nos enfants à s’améliorer et à progresser. On nous dit qu'il faut des méthodes comportementales dispensées par des psychologues, de la psychomotricité, de l’ergothérapie, et tout ça n’est pas remboursé par la sécurité sociale et ça reste à la charge des familles. Alors il y a une inégalité des soins pour ces enfants, il y a l’autisme des riches et l’autisme des pauvres.  

C’est-à-dire que vous réclamez une prise en charge totale par la sécurité sociale ?  

Oui, tout à fait. Quand on va voir une orthophoniste ou même un kinésithérapeute, on est remboursé par la sécurité sociale et parfois ce sont des soins qui ne sont pas très importants pour l’évolution de la personne. Or là c’est vraiment pour une progression de l’enfant, c’est de la rééducation. Donc à un moment donné il faut qu’on soit remboursé parce qu’on ne peut plus payer des sommes folles, allant parfois de 2 000 à 5 000 euros suivant l’autisme de l’enfant.

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