Pourquoi, quand il fait chaud, a-t-on l’impression que la route est mouillée au loin ?

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Enfin, le grand soleil est arrivé, et les vacances aussi. Et vous l’avez déjà observé sur une nationale du Sud. Quand le ruban d’asphalte s’étale devant vous, que le soleil brille, à l’horizon, la route semble mouillée...

 Quoi ? Une flaque d’eau malgré cette météo estivale ? Serait-ce l’évaporation ? Le bitume qui sue des hydrocarbures ? Impossible ! Ou alors le cerveau qui fait des siennes à cause de la canicule, une illusion des sens ? Non, simplement un phénomène naturel…

 Tout cela vient du changement de réfraction de la lumière, lui-même lié à la chaleur. Ou plus exactement aux brusques variations de températures près de la route. 

Imaginons une belle journée d’été. Il fait 30°C. Le bitume, chauffé par le soleil, peut atteindre 70° à 80°C. Mais quelques centimètres au-dessus, l’air n’est plus qu’à 35° ou 40° C, proche de la température ambiante. C'est ce que l’on appelle le "gradient de température", qui est un fort changement de température sur une très faible distance. Et, la lumière est déviée à cause de ce fort gradient.

Normalement, la lumière frappe la route, et la route ré-émet cette lumière sombre, couleur goudron. En cas de fort gradient de température, la lumière est renvoyée sans former d’angle avec la surface qu’elle rencontre. Elle est en courbe. On ne voit donc pas ce qu’il y a en dessous, quand on est loin en tout cas. Le résultat est là : on perçoit une lumière qui provient en fait du ciel, donc très claire. On en déduit qu’il y a de l’eau au sol, comme des flaques luisantes. Répétons nous : le rayon de réfraction de la lumière étant grand, on ne peut l’observer qu’à une certaine distance. 

C’est d’ailleurs cette illusion d’optique qui permet aux autruches de se cacher dans le désert, mais ceci est une autre histoire, ou plutôt un autre pourquoi. Vous le découvrirez plus tard. Plus tard, c’est-à-dire demain…

Jusqu’à preuve du contraire…