Les Informés. Présidence des Républicains : "On a à faire à des poules mouillées, à des déserteurs, ou aux deux à la fois"

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Quel(le) président(e) pour le parti Les Républicains ? Les Informés ont essayé de répondre à la question, mercredi soir, sur franceinfo. 

Les Républicains se cherchent un un chef. L'élection se tiendra lors d'un congrès, les 10 et 17 décembre prochains. Trois candidats se sont déjà déclarés, alors que le principal favori, Laurent Wauquiez, fait durer le suspense. 

"Wauqiez a toujours eu envie de prendre la tête de ce parti, a traduit Audrey Goutard, cheffe adjointe du service enquêtes et reportages de France 2, c'est celui qui avait le plus faim, donc même contre toute logique, il est prêt à y aller. Parce qu'il a envie d'exister, il a envie d'être le patron, et c'est ce qu'il a toujours revendiqué depuis des années." 

Thomas Guénolé, politologue et Insoumis, a regretté que l'actuel président de la Région Auvergne Rhône-Alpes n'ait pas d'adversaires à sa taille : aucun "ténor du parti" n'a affiché sa volonté de vouloir en prendre la tête, alors que Les Républicains traversent "une crise de leadership". "On a à faire soit à des poules mouillées, soit à des déserteurs, soit aux deux à la fois" a-t-il déclaré, "consterné". 

Les Républicains, en ordre dispersé, n'ont pas su tirer les leçons des dernières élections pour Aziz Senni, chef d’entreprise et vice-président de la commission dynamique entrepreneuriale du Medef. "On a une droite aujourd'hui qui n'a peut-être pas compris les résultats de l'élection présidentielle et la claque des législatives. On est encore dans des vieilles recettes politiques." 

Pour Éric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de lexpress.fr, il n'est "pas étonnant" qu'il n'y ait "que des seconds couteaux" en face de Laurent Wauquiez. Il a rappelé l'histoire du parti LR : C'est "une création artificielle de Nicolas Sarkozy qui a réuni le chaud et le froid, des torchons et des serviettes, qui a tenu sur son nom, sur son énergie, sur son dynamisme pendant des années. À partir du moment où Nicolas Sarkozy n'est plus là, mécaniquement, il est appelé à exploser. Et c'est ce qu'il est en train de faire aujourd'hui." Selon lui, les femmes et hommes politiques de droite ne tiennent pas à s'engager dans un combat perdu d'avance : "Prendre la direction d'un parti dont a priori on va retrouver les mêmes dichotomies qu'il y avait entre l'UDF et le RPR il y a une trentaine d'années, ça n'a pas de sens, même de la part de Wauquiez, c'est presque un acte inutile."

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