Les Informés. Ouverture d'une enquête sur le déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas : "Une affaire tentaculaire"

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Affaire Pénicaud et mesures d'austérité pour les fonctionnaires étaient au programme des Informés, vendredi soir sur franceinfo. 

Affaire Pénicaud : la justice va enquêter

Une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme a été ouverte vendredi 7 juillet dans l'affaire du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, en janvier 2016. Principale visée : la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. L'organisation de la soirée aurait été attribuée à l'agence Havas, sans appel d'offres, par l'organisme Business France, qui avait alors à sa tête Muriel Pénicaud. "Il y a une enquête est en cours, tout simplement" a défendu Aurore Bergé, députée LREM de la 10ème circonscription des Yvelines. 

"L'enquête est en cours" a rebondi Soazig Quéméner, rédactrice en chef politique de Marianne, à la différence selon elle, qu'"on est qu'au début" de l'affaire, "assez tentaculaire."  Elle a repris la défense du gouvernement, qui oppose "un contrat cadre qui était plus grand que le contrat pour cette soirée à Las Vegas (...) Mais ce contrat Havas pose aussi des questions parce qu’il y a des proches d’Emmanuel Macron qui ont travaillé chez Havas" a dénoncé la journaliste, "donc ça pose la question de la relation avec cette entité de communication propriété de Bolloré."

La "potion amère pour les fonctionnaires" et le "paravent Fillon"

Après le gel du point d'indice de leurs salaires, dévoilé jeudi 29 juin, le gouvernement d'Édouard Philippe a annoncé le rétablissement du jour de carence des fonctionnaires, jeudi 6 juillet. "C'est une potion très dure, très amère pour les fonctionnaires" a reconnu Soazig Quéméner, "mais c'était une potion annoncée." 

La journaliste a rappelé que "ces annonces étaient présentes dans la campagne" d'Emmanuel Macron. Elle a donné plusieurs exemples : "non remplacement de 120 000 fonctionnaires, le jour de carence..." "On savait exactement ce qu’il allait se passer" a-t-elle repris, "mais il y avait un paravent dans la campagne : François Fillon. François Fillon, c’était 500 000 fonctionnaires."

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