Les informés. "Le départ de Florian Philippot montre que le Front national reste une affaire de famille"

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Les Informés ont tenté de donner un sens, jeudi soir, à la démission de Florian Philippot de son poste de vice-président du Front national. 

Florian Philippot a annoncé sa démission du Front national, jeudi 21 septembre, après que Marine Le Pen lui ait retiré ses attributions, tout en le conservant à son poste de vice-président du parti. Cette démission a entraîné une vague de départs au sein du FN. "Il y avait clairement une ligne Philippot au sein du Front national" a assumé Rafik Smati, chef d’entreprise et président du mouvement Objectif France.

"Le départ de Florian Philippot met en lumière la vacuité que représente le Front national. Parce que le Front national prospère sur une rente idéologique qui est la même depuis cinquante ans. C’est un parti qui a une vision très patrimoniale de la politique, très clientéliste." a-t-il développé, avant de demander : "Quelle est la ligne du Front national si on enlève la ligne Philippot ? Sur l’identité je l’identifie, mais sur l’économie, sur la souveraineté, et sur le rapport à l’Europe, je n’en sais rien." a-t-il conclu.

Pour Caroline Mécary, avocate et conseillère de Paris, "le départ de Florian Philippot montre que le FN reste une affaire de famille." Selon elle, "toute la dédiabolisation du Front national" enclenché par Florian Philippot "est un échec".

Mais elle lui a concédé une victoire en évoquant "l'effet Philippot" : "Il n’est pas impossible qu'il ait gagné quelque chose, parce qu’une partie des idées du Front national ont transfusé vers la droite plus classique."