Les Informés. Budget de l'armée : "La décision de supprimer 850 millions d’euros est illisible"

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Les Informés de franceinfo ont évoqué mardi soir les désaccords entre Emmanuel Macron et son chef de l'État-major des Armées, le général de Villiers. Ils sont également revenus sur l'enquête préliminaire du parquet de Paris qui vise désormais la France Insoumise. 

Chef de l'État et chef de l'État-major : la confrontation

La polémique entre Emmanuel Macron et le général de Villiers n'en finit pas d'enfler. Le président de la République a vertement recadré le chef de l'État-major, le 13 juillet dernier, pour avoir critiqué à huis clos, lors d'une commission parlementaire, les restrictions budgétaires prévues pour l'Armée.

Le général de Villiers s'est ému de ces restrictions, alors que le candidat Macron avait promis de porter le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025, lors de la campagne présidentielle. "La décision de supprimer 850 millions d’euros et illisible, et la façon dont elle a été annoncée puis défendue par Emmanuel Macron n’a fait qu’aggraver les choses" a condamné Judith Waintraub, journaliste politique au Figaro. Cette décision a créée des débats jusqu'au sein de la majorité présidentielle.

Dans une boîte normale, on ne réprimande pas un adjoint devant ses subordonnés

Judith Waintraub, journaliste politique au "Figaro"

à franceinfo

Elle a rappelé : "La commission de la Défense est le lieu où un chef d’État-major des Armées doit dire ce qu’il pense des moyens qui lui sont attribués et s’il peut ou non accomplir les missions qui lui sont confiées avec lesdits moyens. C’est censé être à huis clot." 

Judith Waintraub a été rejoint par Alexis Corbières, député La France insoumise, présent lors de cette commission : le général de Villiers "a le droit de parler devant les parlementaires." a-t-il soutenu. Il a ajouté : "Je trouve fort maladroit la façon dont le chef de l’État lui tape sur le nez."

La France insoumise dans le viseur du parquet de Paris

Le parquet de Paris a élargi mardi 18 juillet son enquête préliminaire pour abus de confiance à Jean-Luc Mélenchon et à quatre de ses assistants parlementaires. "Rien ne nous est reproché, la justice n'a rien dit" a défendu Alexis Corbière, député FI. "Le parquet a tout de même étendu l'enquête ! La justice a dit quelque chose." a rappelé Judith Waintraub.

L'élu a balayé la remarque : "Tout cela va faire pshitt, Mélenchon l'a dit, il n'y a que dalle." Il a dénoncé "une vaste blague", et une "manœuvre" du Front national. "Tous les partis peuvent être à la merci de ce genre-là" a nuancé pour sa part Xavier Alberti, chef d’entreprise, soutien d’Emmanuel Macron.