Trois albums pour rire en famille

Trois albums pour dérider les enfants de 3 à 13 ans aujourd’hui dans Les enfants des livres.

Pipi ! Crotte ! Prout ! Pour ses 20
ans, le Seuil Jeunesse réédite en un album moyen format couverture argentée
trois de ses hits signés Pittau et Gervais. Trois petites histoires qui
s’amusent gentiment de l’impuissance d’un zèbre, d’un lapin et d’un éléphant à
juguler certains besoins naturels. Forcément ça irrite les autres animaux qui,
d’une façon ou d’une autre, s’arrangent pour mettre au ban les impolis, avant
de les rappeler quand leur défaut s’avère une qualité. C’est joyeux et plein de
bons sentiments. A lire à partir de 3 ans.

Toujours au Seuil Jeunesse mais cette fois pour les 7
ans et plus, cette autre réédition, en grand format - élégante couverture
entoilée – réédition de Quand papa était petit y avait des dinosaures, de
Vincent Malone, l’autoproclamé "roi des papas", les belles
illustrations sont d’André Bouchard. Sur chaque page ou double page, une phrase
qui commence par "Quand papa état petit" et son illustration au
temps des dinosaures car on imagine ici que papa était petit au temps de la
préhistoire. Le choc des époques produit des effets tantôt ironiques, tantôt
cocasses, tantôt horrifiés mais on retient difficilement le sourire ou le rire
comme quand un loup par contraste malingre croise sur son chemin une imposante
dame cro magnon armée d’un gourdin "Quand papa était petit, le grand
méchant loup c’était de la rigolade" commente Vincent Malone.

Enfin à partir de 9 ans et tranquillement jusqu’à 12
ou 13, Nathan publie l’hilarant Livre qui t’explique enfin tout sur les parents
– sous-titre : Pourquoi ils te font manger des légumes et tout le reste.
Une chronique très visuelle, tout en couleurs fluo, qui tente d’expliquer aux
enfants pourquoi – mais si promis juré – leurs parents leur veulent du bien
même quand ils les traînent chez l’orthodontiste. Bons mots et gags visuels
s’enchaînent sur un rythme soutenu. Un livre à lire en famille qui renvoie
aussi un miroir décapant aux parents, présentés comme ces magiciens capables d’engendrer
la 8e merveille du monde – mais oui les enfants c’est vous - alors
songez s’ils vous aiment, les parents. Et c’est d’ailleurs le tour de force de
l’ouvrage : il ne tombe jamais dans le rire grinçant, il sauve toujours le
fait qui explique tout ou presque sur les parents : ils aiment leurs
enfants, et c’est souvent ça qui les rend si… pénibles.

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