VIDEO. "Emmanuel Hollande" contre "François Balkany" : Macron et Fillon se rendent coup pour coup

FRANCEINFO

Le député de Paris estime que le candidat d'En marche ! est l'héritier de François Hollande. L'ex-locataire de Bercy, lui, a rétorqué dimanche.

A deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, le ton se durcit. François Fillon a toujours été convaincu que tout se jouerait dans les deux dernières semaines. Et alors qu'il est en difficulté dans les sondages, l'ancien Premier ministre multiplie les attaques contre Emmanuel Macron. Le député de Paris estime que le candidat d'En marche ! est l'héritier de François Hollande. Pour le souligner, il l'a renommé "Emmanuel Hollande" à plusieurs reprises.

"Le prince de l'ambiguïté"

"Lorsque l'on parle du redressement de notre pays, on a d'un côté des extrémistes qui proposent des solutions folles et ensuite on a Emmanuel Hollande qui est un banquier d'affaires", a-t-il déclaré le 30 mars sur RTL.

"Comme sur tous les sujets, monsieur Macron se tâte. Il aimerait réduire les déficits mais il n'ose pas y aller. Il aimerait des négociations sur les 35 heures mais il n'ose pas y toucher. Il aimerait rétablir le service militaire mais juste pour un mois. Il aimerait réformer l'ISF mais seulement un peu", a-t-il lancé le 31 mars lors d'un meeting à Toulon (Var). Et de trancher : "En fait, Emmanuel Hollande, c'est le prince de l'ambiguïté."

Emmanuel Macron a répliqué, dimanche 9 avril, sur France 3. Invité de "Dimanche en politique", il a rebaptisé le député de Paris. "Je ne l'appellerais pas François Balkany, mais il ressemble plus à ça qu'à autre chose aujourd'hui." Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, est cité dans de nombreux dossiers politico-financiers. Il est notamment suspecté d'avoir caché au fisc une propriété à Marrakech (Maroc) et une autre aux Antilles françaises. Ce sobriquet n'a pas plus à François Fillon, qui a considéré, le 11 avril sur France 2, que c'était "une insulte".

"Marche arrière" VS "masque de la haine"

Le même jour, François Fillon a tenu un meeting à Paris et a principalement visé Emmanuel Macron. "J'ai vu qu'Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de l'alternance profonde. Voilà bien une pensée de sous-marin. Les quelques ralliés hétéroclites en seront les dupes, quand l’équipage socialiste refera surface (...) Cinq ans de marche arrière", a-t-il asséné.

Cela fait plusieurs semaines que l'ancien ministre de l'Economie est dans le collimateur de François Fillon. Et il a déjà eu l'occasion de lui répondre. Le 1er avril, il a dénoncé le "clan" des Républicains et son "masque de la haine".

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