La loi sur l'embryon examinée à l'Assemblée

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Ce jeudi, l'Assemblée nationale va rouvrir un dossier ultra-sensible : elle pourrait autoriser la recherche sur l'embryon. Le débat fait rage depuis plus de dix ans. La nouvelle proposition de loi divise les scientifiques et les élus. Votée par le Sénat, c'est maintenant au tour des députés de se pencher dessus.

Pour l'instant, la recherche sur les embryons est interdite,
sauf dérogation. Ce projet de loi tend vers une autorisation encadrée
. "Il
faut que la recherche fondamentale puisse être faite dans la plus grande
transparence et avec un encadrement extrêmement stricte,
" estime Alain Clayes,
député socialiste de la Vienne, spécialiste de bioéthique.

"Je pense qu'il faut prendre un peu de hauteur. Il s'agit
d'abord d'une question éthique et politique. D'une question de société,
"
estime Jean-Marie Le Mene, président de la Fondation Jérôme-Lejeune, une
association qui soutient  la recherche sur la trisomie et qui
s'oppose à l'avortement. "Est-il juste de détruire des embryons humains
pour satisfaire des appétits financiers et capitalistiques des laboratoires
pharmaceutiques ? La demande vient uniquement des laboratoires
pharmaceutiques qui veulent pouvoir disposer de matériels pour tester des
médicaments.
"

"Ce sont des slogans qui n'ont rien de clairs.
Actuellement, les embryons non utilisés sont voués à la destruction au bout de
cinq ans et nous souhaitons qu'ils puissent être utilisés pour la recherche
fondamentale sous réserve de l'autorisation des parents et d'un certain nombre
d'encadrements extrêmement strictes,
" déclare Alain Clayes.

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