Israël : la percée surprise des centristes

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Après les législatives d'hier, Le Likoud-Beïtenou du Premier ministre Benjamin Netanyahu reste la première force politique du pays mais il est en net recul. Son parti allié avec les ultra-nationalistes est arrivé en tête mais avec 31 sièges contre 42 sur 120 dans le Parlement sortant.

Pour former cette nouvelle coalition dans les prochains
jours, Benjamin Netanyahu n'a pas d'autre choix que de se rapprocher des
partis du centre, notamment de celui de Yaïr Lapid, ancien journaliste vedette de
la télévision israélienne, et nouveau venu en politique.

"Le grand gagnant est Yaïr Lapid, le chef d'un parti surgit
de nulle part et qui n'existait pas il y a un an
", estime Élie Barnavi, historien
et diplomate israélien. "Il s'est positionné comme le pivot incontournable de
toute coalition à venir.
"

Le parti de Yaïr Lapid est axé sur la défense des classes
moyennes, et dont le programme est suffisamment vague pour lui permettre de recueillir
un très grand nombre d'électeurs.

"C'est un parti qui n'a encore rien dit
sauf qu'il vaut mieux être uni que désuni. C'est une équipe totalement
sans expérience qui fait son entrée dans la Knesset. C'est une espèce d'attrape-tout, à la fois du grand mouvement de protestation, de l'impatience, d'aspiration à
la modernité, à la paix. C'est l'expression du refus des visages connus, d'une
quête de quelque chose de frais dans une politique cuite, recuite et dont les
gens ont assez
", explique Élie Barnavi. 

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