Brésil : entre désenchantement et désespoir

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La tension ne faiblit pas au Brésil. Ce jeudi, plus d'un million de personnes ont manifesté dans les grandes villes du pays. Plusieurs défilés ont dégénéré faisant un mort et des dizaines de blessés, dans des heurts avec la police.

Les autorités brésiliennes essaient d'arrêter le mouvement,
en promettant de baisser le prix des transports, la première revendication des
manifestants. Mais cela ne suffit pas. Les manifestants ont expliqué que les
raisons de la grogne vont bien au-delà de ces 20 centimes d'augmentation. Ils
dénoncent la corruption de la classe politique, réclament de vrais services
publics et de vraies réformes.

Un désenchantement ?

"Désenchantement et parfois désespoir parce que la
situation est toujours inégale et la corruption toujours aussi importante
",
explique Pierre Salama, professeur émérite à Paris XIII. "La réalité a
rattrapé le mythe véhiculé, autant par le gouvernement Lula que par le
gouvernement de Dilma Roussef. Mythe selon lequel le Brésil aurait supprimé, ou
quasiment supprimé, la pauvreté. En réalité, le Brésil est depuis deux ans en dépression
économique.
"

Pierre Salama a publié Les économies émergentes
latino-américaines, entre cigales et fourmis
, chez Armand Colin.

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