Il vient dormir chez nous

Antoine de Maximy annonce la couleur tout de suite : "j'irai dormir chez vous". C'est comme un défi. Se retrouver dans un pays inconnu, communiquer avec des gens que vous n'avez jamais vus et dont, très souvent, vous ne partagez même pas la langue. Aller dormir chez ces étrangers aux coutumes parfois incompréhensibles, c'est le couronnement d'une rencontre.

Vous avez sans
doute déjà aperçu Antoine de Maximy à la télévision avec sa chemise rouge et
son surprenant dispositif de caméras qui le prennent sous tous les angles. La
série "J'irai dormir chez vous " est diffusée depuis plusieurs années
et elle nous a permis de le suivre d'un bout à l'autre de la planète sur trente
cinq destinations. Du Mali à la Mongolie en passant notamment par Vanuatu, le
Japon, l'Ethiopie, la Bolivie, la Corée du Sud, l'Albanie. Aujourd'hui, Antoine
de Maximy rassemble toutes ses pérégrinations dans un gros carnet de route
édité chez La Martinière.

En passant en
revue ses rencontres, Antoine de Maximy donne du sens à des mots comme
"loin", "seul", hasard ". La notion d'éloignement, par
exemple, elle dépend d'avantage de l'environnement culturel que du nombre des
kilomètres. La solitude, c'est une nécessité si l'on ne veut pas inquiéter les
gens susceptibles de vous accueillir. Quant au hasard, il faut savoir le
débusquer, coûte que coûte, même quand on est fatigué, pour tomber sur la bonne
rencontre.

Antoine de
Maximy ne parle bien évidemment pas toutes les langues pour dialoguer avec ses
hôtes. Mais il y en a une qu'il maitrise assez bien et qui lui ouvre les
portes, c'est l'humour.

"Il y a une chose dont il faut bien avoir
conscience, c'est que, quand on communique avec quelqu'un, il y a le texte de
ce qu'on dit mais il y a plein de choses qui passent également. Il y a le
contexte, la manière dont on parle, le ton… tout ça permet de faire passer
énormément d'informations. Et si on retire le texte, en fait on arrive encore à
dire un certain nombre de choses et beaucoup de choses. Alors, on ne va pas
rentrer dans des discussions philosophiques, c'est évident, mais on peut,
encore, faire comprendre qu'on a faim, ou rigoler, plaisanter… il y a une
complicité qui peut tout à fait naître entre deux personnes qui ne parlent
absolument pas la même langue. Et effectivement, l'humour est une bonne clef
quand on va dans un pays où on n'arrive pas à communiquer."

Antoine de
Maximy se présente volontiers comme un "squatt-trotteur" mais en
réalité, ce qui compte pour lui c'est la rencontre, l'échange avec ses amis
d'un soir plutôt qu'un bon matelas ou une paillasse.

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