"Mes monstres", de Dino Risi De Fallois

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Dans Mes monstres, de Dino Risi, publié aux éditions de Fallois, l'ambiance est délétère, et comme le dit Jean-Paul Enthoven, dans Le Point, voilà des vitamines pour l'hiver. Ces vitamines nous viennent de Dino Risi, le grand réalisateur italien, dont il faut absolument revoir tous les films, et notamment Le Fanfaron.

Dino Risi, c'est l'Italie, c'est à dire le cinéma, le
soleil, les femmes, et ce caractère que définissait Cocteau quand il parlait
des italiens : les italiens, ce sont des français de bonne humeur. Dino Risi
s'est éteint en 2008, et il a laissé des mémoires qu'il a rédigés en 2004.

Ces souvenirs sont publiés aujourd'hui sous le titre Mes
monstres
et sont précis, enjoués, plein de charme, de vie. Assez désordonnées
aussi, puisque cela se présente sous la forme de courts chapitres, comme des
anecdotes.

Le titre fait référence à l'un de ses films à sketches, et
c'est comme un film à sketches, les sketches de sa vie. Des tranches de
souvenirs, des tranches de vie, des antipasti auxquels vous voulez goûter.

La classe italienne

C'est une leçon de vie. Dino Risi, l'un des plus grands
cinéastes d'Italie, qui a tourné avec les plus grands, ne nous inflige pas des
mémoires solennelles, figées, avec des réflexions écrasantes sur le cinéma. Risi,
qui fut psychiatre avant de tomber dans le cinéma par hasard, fut un homme
heureux, sans doute parce qu'il ne demandait pas grand chose à la vie. Pas
grand chose, c'est à dire l'essentiel : des amis, de l'amour, du soleil,
de l'eau et du cinéma.

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