Le vrai du faux. Non, l'obligation vaccinale n'a pas été annulée

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Antoine Krempf passe au crible des faits repérés dans les médias et sur les réseaux sociaux. Vendredi, on s'intéresse à la fausse abrogation de l'obligation vaccinale pour les enfants.

C'est un texte qui ressemble à une décision de justice. Intitulé "Par décision de la Cour suprême, la loi 'd'obligation' vaccinale est annulée", il a été partagé plus de 20 000 fois depuis le début d'année sur Facebook. 

Le texte enchaîne les "considérant que", "sachant que" et se termine par un tampon, comme s'il s'agissait d'une décision officielle d'un jugement officiel émanant du "ministère public de la Cour Suprême saisi par les représentants du peuple français constitués en Conseil national de transition, seule autorité légitime de la nation française conformément au droit international".

Au-delà de l'annonce de l'abrogation de la loi qui étend l'obligation vaccinale pour les enfants nés après le 1er janvier 2018, il annonce l'ouverture d'une enquête à l'encontre "d'Agnès Buzyn, d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron, pour leur prise d’intérêts au profit (non exclusif) des fabricants de ces vaccins qui est manifestement à l’origine de cette tentative de retirer aux parents un droit pourtant protégé par la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen".

C'est faux. La loi qui étend l'obligation vaccinale n'a pas été abrogée. Elle est bien entrée en vigueur début janvier. Les enfants nés depuis le premier janvier doivent désormais recevoir 11 vaccins au lieu de trois auparavant. Considérant qu'on nous explique quand même dans ce texte que si le gouvernement rend obligatoires 11 vaccins obligatoires, c'est pour mieux nous préparer à la prochaine étape : imposer l'implant de puces RFID sous la peau des bébés. Or, il n'existe pas de Cour suprême en France et le Conseil constitutionnel a déjà dit il y a trois ans que le caractère obligatoire de la vaccination n'était pas contraire à la Constitution.

En résumé. Attendu que cette "Cour suprême" émane d'un groupe de personnes expliquant, sur leur site internet, qu'ils luttent contre l'instauration d'un nouvel ordre mondial voulu par les francs-maçons et dont l'objectif consiste à faire disparaître les nations, imposer la religion unique du satanisme et accessoirement tuer 90% de l'humanité. On nous raconte n'importe quoi.

Vous êtes à nouveau en ligne