Le sens de l'info. La comédie

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Michel Serres et Michel Polacco évoquent la comédie. Michel Serres parle de tragédie et de comédie, et note que les médias ont fait le choix de la tragédie. Le mot le plus répété est le terme mort.

Comediante, tragediante, comedia dell' arte

Ce sont les acteurs, les comédiens, les magiciens, les saltimbanques qui autrefois étaient excommuniés. 
Mais nous sommes tous des comédiens, et la vie n'est-elle pas la "Comédie Humaine" illustrée par Balzac. 

Comédie peut s'accorder avec charme, mais aussi avec duplicité. Paraître ce que l'on n'est pas, pour habiller de bonnes ou de mauvaises intentions. Les comédiens nous apportent bien des satisfactions gràce au théâtre, au cinéma, au spectacle populaire. 
Mais un enfant qui pleure, utilisant sa seule arme disponible, "fait une comédie". Est-on sûr que derrière son courroux, ne se cache pas une peine sincère. La frontière est fragile entre réalité et comédie. 

Les 18 "comédies" de Shakespeare

Même si toutes ont une fin heureuse, les 18 "comédies" de Shakespeare ne répondent guère à la définition classique du genre. On peut distinguer dans leur chronologie trois phases.

La première phase, «maniériste», met l’éblouissante machinerie verbale du jeu de mots au service d’une esthétique de la surprise renversant tous les codes de l’amour pétrarquiste.

Dans la deuxième, plus «baroque», l’ambiguïté verbale s'épanouira : c’est le triomphe des bouffons «corrupteurs de mots» (Feste dans La Nuit des rois, Pierre de Touche dans Comme il vous plaira) ; la mélancolie s’insinue cependant, et la duplicité des apparences (jumeaux, femmes déguisées en adolescents), déjà présente dans les œuvres de la première période, se teinte d’un trouble plus prononcé ou évolue vers l’hypocrisie (Mesure pour mesure).

La troisième période, celle des comédies «romanesques» (Le Conte d’hiver, La Tempête…), se caractérisera par la complexité des intrigues, la multiplicité des personnages et l’opacité du «mystère» central qui les occupe ; leur esthétique de l’émerveillement coïncide avec la création des théâtres à machines.

De La Comédie des erreurs et du Dressage de la rebelle (La Mégère apprivoisée), imitées de Plaute et teintées de commedia dell’arte, au Marchand de Venise, qui mêle une comédie urbaine et cruelle à une intrigue galante et sentimentale, en passant par les désopilantes métamorphoses ovidiennes et la poésie féerique du Songe d’une nuit d’été ou par les jeux de langage en cascade – traits d’esprit affûtés ou impropriétés cocasses – qui font toute la matière de Peines d’amour perdues, les pièces de William Shakespeare reflètent une multiplicité des facettes.

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