Quand le fait divers est abominable : les mots pour le dire

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Jérôme Bouvier en compagnie de Patrick Eveno, professeur en histoire des médias revient sur le traitement des faits divers par les journalistes.

Les auditeurs se plaignent souvent que les journalistes donnent de plus en plus de détails sur les faits sordides : description minutieuse sans aucune pudeur.

A ce sujet, le meutre de la petite Océane était significatif. Avons-nous besoin de connaître tous les détails de son calvaire ?

Selon Patrick Eveno, au XIXème siécle, les mots pour le dire n'étaient pas plus tendres. On constate une évolution par rapport au traitement du fait divers. La prudence était de mise quand on parlait de violence sexuelle sur les enfants.
Cette différence de traitement du fait divers est également liée aux changements de la société et du média : la radio et la télévision sont restées longtemps timides, (sous Pompidou, "La Voix de la France").
Aujourd'hui ces deux médias ont rejoint la presse écrite. En effet, le phénomène de la concurrence va de pair avec le phénomène de la transparence.
Maintenant nous constatons que les procureurs donnent également de plus en plus de détails.

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