Le rendez-vous de la médiatrice. Incendie de Lubrizol : les reporters sur le terrain

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Sébastien Baer, chef du service reportage de franceinfo, est au micro de la médiatrice des antennes de Radio France pour répondre aux questions des internautes et auditeurs sur le traitement sur notre antenne de l'incendie de l'usine de Lubrizol.

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Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France répond aux auditeurs sur le travail des reporters à Rouen, au lendemain de l'incendie de l'usine de Lubrizol, site Seveso, survenu dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre. Sébastien Baer, chef du service reportage de franceinfo, était sur place.

franceinfo : Jeudi 26 septembre, vous êtes dépêché sur place, quel est votre premier réflexe ? Auprès de qui cherchez vous des informations ? Les riverains, la Préfecture, des associations locales ?

Sébastien Baer : La première source d'information sur place, ce sont les riverains : beaucoup sont sur le pas de leur porte, devant leur appartement, devant leur maison, en train de se demander ce qu'il se passe.

Malgré des conférences de presse et des propos qui se veulent rassurants, l’inquiétude des habitants persiste au fil des jours. En tant que journaliste avez-vous perçu un défaut d’information de la part des autorités ?

Effectivement, selon les témoignages des riverains, l'alarme ne retentit qu'à 8h du matin, plus de 5h après le début de l'incendie, ainsi que l'intervention du Préfet qui se veut rassurant sur l'absence de dangerosité. Les gens sont déboussolés.

Ce fossé entre la parole des autorités et le ressenti des Rouannais vous parait-il justifié ?

Vous avez des propos rassurants du préfet qui communique sur les résultats officiels des analyses sur ces particules de fumée, et les policiers sur le terrain qui sont tous équipés de masques, puis les agriculteurs qui vont jeter leur lait, les dépôts de suie laissés dans les communes alentours, puis le déplacement de quatre ministres sur place…On se dit que si une partie du gouvernement se déplace, c'est qu'il se passe quelque chose de grave.

On a vu énormément d’informations et de photos circuler sur les réseaux sociaux, quel crédit leur avez-vous alors accordé ?

Sébastien Baer : Sur le terrain, aucun. Mais on est en constant lien avec l'agence de franceinfo, qui est la cellule de vérification des infos que nous publions ou diffusons sur franceinfo. Emilie Gautreau relayait les questions posées sur les réseaux sociaux, j'essayais d'avoir les informations sur place auprès du préfet et des pompiers.  

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