Le pitch start-up. Delight : le Netflix du spectacle vivant

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La start-up Delight a développé un algorithme d’analyse de données et de recommandations qui permet aux organisateurs de spectacles de mieux toucher leurs publics en fonction de leurs goûts.

Marc Gonnet, co-fondateur et CEO de Delight, est notre invité.

Le pitch

Chaque soir en France, une place de spectacle sur quatre ne trouve pas preneur. Delight part du principe que le marketing traditionnel, à base d’affichage et de promotion dans les médias, ne suffit pas pour mettre en relation efficacement les offres de spectacles avec la demande du public. Bizarrement, il n’existe aucun moyen pour les organisateurs d’entretenir une relation-client avec les spectateurs. L’achat de billets pour un spectacle ne donne lieu à aucun suivi par courriel. Partant de ce constat, Delight instaure un lien, aujourd’hui inexistant, entre l’offre et la demande.

Comment ?

Delight exploite les données des billetteries pour créer des modèles de consommation culturelle servant à la recommandation. Par exemple, un spectateur ayant acheté un billet pour Mireille Mathieu, un autre pour de l’opéra et un troisième pour un spectacle des Folies Bergères, se verra ensuite proposer d’autres spectacles correspondant à ses goûts. Comme Netflix, dont l’algorithme constitue un puissant levier de recommandation, Delight veut être un accélérateur de consommation culturelle. Avec ce système, en principe, plus question de rater le spectacle de votre artiste préféré parce que vous n’étiez pas au courant.

Le futur ?

Delight a bénéficié du soutien du CNRS pour l’élaboration de ses algorithmes et vient de décrocher une subvention de la part de la Banque Publique d’Investissement (BPI) pour poursuivre ses travaux en 2017. Dans le futur, Marc Gonnet n’exclue pas que l’analyse des données puisse carrément servir à la conception des spectacles afin de mieux coller aux goûts du public, comme le fait Netflix pour la création de ses séries.