Le prélèvement à la source : le serpent de mer fiscal

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"Le prélèvement à la source", c'est le serpent de mer fiscal par excellence... Mais cette fois-ci c'est peut-être la bonne. La réforme a des chances de voir le jour.

La réforme a-t-elle des chances de voir le jour ? En tout cas bien plus que par le passé. Et pourtant l'idée n'est pas nouvelle. La France fait d'ailleurs un peu figure d'exception. Le prélèvement de l'impôt à la source existe déjà au Royaume Uni, au Danemark ou encore en Allemagne par exemple.

Valéry Giscard d'Estaing l'évoquait déjà en 1973. Depuis, le sujet à été enterré à chaque fois. Au point que même si François Hollande en a parlé il y a deux semaines dans un discours à Carcassonne, même si Manuel Valls en a remis une couche devant les socialistes au congrès de Poitiers le week-end dernier, personne n'y a cru.

Au lieu de payer vos impôts au fisc a posteriori tous les mois ou par tiers avec un an de décalage, comme c'est le cas aujourd'hui, vos impôts seraient prélevés tous les mois au moment du versement de votre salaire.

Ça coûte moins cher que le système actuel. Et puis, pas de mauvaise surprise due au décalage dans le temps. Ce qui peut s'avérer compliqué financièrement quand les revenus ont dégringolé, après la perte d'un emploi ou au moment du départ à la retraite.

 

 

Et c'est vrai qu'il reste des problèmes à régler. Le problème numéro 1, c'est celui de la confidentialité. Notamment si l'option choisie par le gouvernement, c'est celle de l'employeur collecteur d'impôt. Il aura accès à toutes les données de ses salariés qui possèdent un patrimoine important, ou s'ils sont mariés à une riche héritière...

Et donc si l'employeur voit que son salarié paye beaucoup d'impôts, peut-être sera t-il tenté de l'augmenter. Bref, c'est une vraie difficulté qu'il faut traiter, a reconnu Michel Sapin, avant de mettre en place le prélèvement de l'impôt à la source.

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