Le mot de l'éco. La croissance mondiale va ralentir

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L'OCDE prévoit que la croissance mondiale va ralentir en 2019 avec une croissance estimée à 3,5% au lieu de 3,7 cette année en raison de tensions commerciales et politiques. 

Après le FMI, l’OCDE vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019. L’OCDE anticipe désormais 3,5% de croissance l’année prochaine.  C'était encore 3,9% en juin dernier.    

Autrement dit, le ralentissement de l’activité mondiale n'est plus une question mais une certitude. Seule son ampleur est encore à déterminer précisément. Pour l'instant, cela ressemble à une baisse de régime, un essoufflement, pas en encore à un décrochage économique brutal. Mais plusieurs risques pèsent clairement sur l’économie mondiale.    

Tensions commerciales   

Clairement, les taxes douanières voulues par Donald Trump et les mesures de rétorsion chinoises pèsent déjà directement sur les échanges mondiaux. Et cela n’est sans doute pas fini. D'autres phases de cette guerre commerciale sont à prévoir. Laurence Boone, cheffe économiste de l’OCDE, le dit sans détour : "Les échanges ralentissent de manière très impressionnante. Cela va peser sur la production, la consommation, le pouvoir d’achat et le niveau de vie de tout le monde". 

Autre facteur qui agit sur la croissance mondiale : la Chine voit désormais son économie ralentir. En partie, en raison des mesures prises par Pékin pour assainir son secteur financier, ce qui a asséché le crédit et donc le financement de l'économie. 

Enfin, l’OCDE s'inquiète de l’impact des tensions politiques en Europe ; autour de l’Italie et de sa dette, et encore plus, en raison du Brexit alors que les négociations sur la sortie du Royaume-Uni sont sur le point de s'achever.     

Même croissance en France et en Allemagne   

La surprise, c'est que l’OCDE anticipe l'année prochaine la même croissance en France et en Allemagne : 1,6% l’année prochaine. Un net coup de frein pour l’Allemagne, qui fait les frais du trou d'air de son secteur automobile dont les exportations ont reculé.  

Côté français en revanche, 1,6% c'est un niveau stable par rapport à cette année avec aussi la perspective d'un recul du chômage qui, d'après l’OCDE, reculerait à 8,6% en 2020.   

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