Le mot de l'éco. CAC 40, comme cotation assistée en continu, le cénacle des 40 premières capitalisations françaises

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Il y a du changement en vue au sein de l'indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40. Ce lundi 21 septembre, Alstom va prendre la place d'Accor. Les précisions d'Isabelle Raymond.

Ce lundi 21 septembre, Alstom va prendre la place d'Accor à la Bourse de Paris. Le CAC 40 - comme cotation  assistéeen continu - des 40 entreprises sélectionnées pour en faire partie, existe depuis 1988, et n'y appartient pas qui veut.  

Il faut remplir plusieurs conditions  

D'abord, il faut être une entreprise cotée à la Bourse de Paris. Ensuite il faut avoir ce qu'on appelle une très importante capitalisation boursière. Cela correspond au prix théorique que l’on devrait débourser si on voulait racheter toutes les actions. Aujourd'hui, en tête du CAC 40, il y a LVMH, L'Oréal, Sanofi et Total.   Après, il ne suffit de faire partie du cénacle, il ne faut pas non plus en être exclu ! Et tous les trois mois, un comité d'experts de l'opérateur boursier - Euronext - se réunit pour décider qui reste, et qui sort de l'indice.  

Un comité scientifique très secret se réunit tous les trois mois pour décider des entrées et sorties du CAC 40  

Impossible de connaître le nom des membres de ce conseil scientifique composé de 5 à 7 personnes. Il y a d'anciens analystes financiers, un membre de la Banque de France, des académiques aussi. Leur identité est désormais tenue secrète pour éviter toute pression et tout lobbying.

Ce comité d'experts se réunit tous les trimestres pour décider de l'entrée et de la sortie des entreprises du CAC 40 en fonction de leur capitalisation boursière et du volume d'actions échangées. Ainsi, des entreprises entrent et sortent régulièrement de l’indice.

Lundi 21 septembre, Alstom va ainsi intégrer l'indice phare de la Bourse de Paris, après en être sorti il y a quatre ans. Le constructeur ferroviaire va prendre la place du groupe hôtelier d'Accor.  

Première modification post-Covid au sein
du CAC 40
 

On dit souvent que le CAC 40 est un bon baromètre de l'économie française. Alstom va beaucoup mieux après son rapprochement raté avec l'allemand Siemens il y a deux ans. Le fabriquant de TGV va pouvoir racheter son concurrent le canadien Bombardier et devenir le numéro 2 du rail. Son carnet de commandes est plein.  

Dans le même temps Accor tire la langue. Beaucoup d'hôtels Pullman, Ibis, Sofitel, Mercure ou encore Novotel ont fermé plusieurs mois pendant le Covid, à travers le monde. Le groupe a annoncé pendant l'été un plan d'économies accompagné de 1 000 suppressions de postes.  

Le CAC 40, c'est la vitrine de la Bourse. En sortir, signifie moins d'exposition médiatique, moins de pression aussi de la part des analystes. Un mal parfois pour un bien. Ainsi le constructeur automobile PSA en était sorti au plus fort de la crise en 2012, pour réintégrer l'indice phare de finance française trois ans plus tard renforcé, avec un nouveau patron, et après avoir opéré sa transformation loin des projecteurs.      

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