Qui est Narendra Modi, à la tête de la plus grande démocratie du monde ?

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

La planète tourne et nous posons ce matin le doigt à New Delhi. L’Inde accueille pour deux jours et en grande pompe le président américain Donald Trump. Il sera reçu par le Premier ministre indien, avec qui il partage volontiers quelques passions.

Comme Donald Trump, Narendra Modi commence toutes ses journées par Twitter. Le Premier ministre indien est un fan absolu des réseaux sociaux, où il commente à longueur de journée ses actions, ses rencontres, ses projets, et ses ambitions pour l’Inde. À la différence de Trump, il n’insulte personne, mais considère que les réseaux lui permettent de parler au 1,3 milliard d’Indiens sans passer par la presse, à laquelle il ne parle jamais. Il faut dire qu’il est, derrière Obama et Trump, l’homme politique qui a le compte Twitter le plus suivi, avec un peu plus de 50 millions d’abonnés ! Dans un pays ultra connecté où plus de 500 millions de personnes sont sur Internet, Modi a trouvé un relais efficace de sa politique ultra nationaliste.  

Un reflet de Trump  

Cet homme à poigne de 69 ans est déterminé à faire de l’Inde une nation forte, hindoue, et nationaliste. Narendra Modi a bâti sa carrière politique dans l’Etat du Gujarat, qu’il dirige dès 2001, avant de prendre le pouvoir du pays en 2014, avec son parti, le BJP, le parti du Peuple Indien. Tout pour plaire à Donald Trump, qui voit en lui une sorte de reflet de lui-même en Asie. Un dirigeant qui ose, qui parle fort, notamment contre les musulmans. Il est réélu en mai 2019 avec un programme simple : contrer la menace du Pakistan voisin tout en jouant sur le sentiment anti-musulmans.  

Une contestation sans précédent  

Avec Amit Shah, son fidèle ministre de l’Intérieur, Modi met en place en décembre dernier une nouvelle loi sur la nationalité, qui rompt avec la laïcité de l’Etat Indien. Le but est d’empêcher les réfugiés musulmans de demander la nationalité. Les étudiants descendent dans la rue, bientôt rejoints par les intellectuels du pays, puis les acteurs phares de Bollywood. Une contestation qui ne se calme pas, inédite dans le pays, mais qui plaît terriblement à Donald Trump.

Vous êtes à nouveau en ligne