L'Espagne proche de la fin des centrales à charbon

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En France, la centrale nucléaire de Fessenheim ferme. Mais en Espagne c'est la moitié des centrales à charbon qui va être arrêtée, pour se mettre en accord avec la réglementation européenne, mais aussi sous la pression des ONG

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Sept usines à fabriquer de l’électricité avec du charbon vont donc fermer définitivement leurs portes aujourd’hui en Espagne. Elles sont situées pour la plupart dans le nord-ouest du pays et emploient chacune une centaine de personnes, qui devraient toutes être reclassées par les groupes énergétiques à qui elles appartiennent. En fait, cela fait déjà plusieurs mois qu’elles fonctionnaient au ralenti, parce que leurs normes de production étaient obsolètes, et qu’il fallait investir massivement pour les rendre plus propres, a minima pour les mettre en conformité avec les directives européennes. Les groupes qui les possèdent,  Naturgy, Iberdrola et Viesgo, étaient en fait prêts à fermer leurs usines cet hiver, mais le confinement total du pays pendant la crise du Covid-19 les a contraint à reporter la date à aujourd’hui.  

Un arrêt annoncé par des ONG

Un collectif d’ONG nommé "Futuro sin carbon" (Un futur sans carbone). Ces organisations se font le relais des décisions européennes, et ont pressé le gouvernement espagnol d’accélérer l’arrêt du charbon. Greenpeace est notamment très en pointe dans ce combat, même si en fait la plupart des producteurs d’énergie espagnols n’y étaient pas opposés. Pas seulement  pour des motifs écologiques, mais aussi pour des questions de rentabilité. Aujourd’hui il est plus attractif d’investir dans des productions éoliennes ou solaires, et de bénéficier d’aides européennes et nationales, que d’investir massivement dans la mise aux normes du charbon. C’est aussi une question d’image, devenue importante pour ces entreprises. Aucun de ces groupes n’a envie d’être vu comme le dernier pollueur du pays dans le domaine électrique.  

Mouvement européen de fond 

Le charbon décline dans toute l’Europe. Mais ces derniers mois le rythme s’est accéléré. Moins 19 % de production d’électricité par le charbon au premier semestre. Remplacée soit par le vent, soit par le gaz. En France, la production était déjà très faible, mais continue de reculer. Or d’après les instituts spécialisés, le charbon représente encore 12% des émissions de CO2 de toute l’Union européenne.

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