Face aux fortes chaleurs, Dubaï fait tomber de la pluie artificielle

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Les Émirats arabes unis ont décidé de devenir les maîtres du temps en développant une technique qui booste les nuages. 

Ce n’est pas un secret, il fait très chaud à Dubaï, surtout l’été, 40 à 46 degrés en ce moment et régulièrement plus de 50°. Pour rafraîchir les habitants, les Émirats arabes unis ont donc décidé de créer de la pluie artificielle.

Dubaï travaille depuis plusieurs années sur ces projets, notamment avec l’université britannique de Reading, dépensant des millions de dollars. Pour créer de la pluie, un avion plane dans le ciel des Émirats et lance des drones dans les nuages. Ces drones libèrent des décharges électriques qui provoquent des précipitations. 

Les autorités ont fait décoller ces drones à 126 reprises cette année. Chaque vol dure deux ou trois heures. Elles n'ont pas fait le lien direct entre les intempéries et leurs expériences mais sur les réseaux sociaux, le Centre national de météorologie des Émirats arabes unis a posté de nombreuses images de la pluie et des vidéos en 3D qui modélisent ces tempêtes provoquées.

Il faut faire attention. Aux Émirats arabes unis, il ne pleut qu’environ 100 mm d’eau par an en temps normal. Donc les infrastructures ne sont pas prévues pour assimiler autant de pluie. Et puis les habitants non plus ne sont pas habitués. La technologie provoque la pluie, mais ne contrôle pas sa quantité et son intensité. Des autoroutes autour de Dubaï ont été submergées, le trafic a été perturbé et certains conducteurs ont pris peur, car ils n’ont jamais conduit sous la pluie qui brouille la visibilité.


Les États-Unis aussi, depuis les années 1940 et la Chine, depuis les années 1960 ont développé une autre technique. Injecter dans les nuages présentant un taux d’humidité particulièrement élevé de petites quantités d’iodure d’argent. Cela accélère la condensation des particules et génére des précipitations. Aux États-Unis l'année dernière, cette technique a provoqué une tempête de neige dans le Wyoming.

Les averses artificielles pourraient être bénéfiques pour l'agriculture en période de sécheresse. Mais les experts alertent : la fausse pluie ne marche pas à tous les coups et c'est une réponse ponctuelle au vrai problème : le réchauffement climatique. Et puis, prudence. L’exemple émirati prouve que si on s'approche trop près des nuages, on peut se brûler… même avec de l'eau !

 

Vous êtes à nouveau en ligne